Peut-on encore entreprendre en France ?

Après la revente de LCM en décembre dernier, je m’étais donné du temps pour mener quelques projets personnels et réfléchir sereinement à mes prochains challenges professionnels. Je souhaitais également voir comment évoluaient la crise de la dette européenne et les échéances électorales en France.

Après quelques mois, la question que je me pose n’est plus seulement de savoir quels seraient les meilleurs secteurs pour lancer un nouveau projet, mais, plus fondamentalement, s’il est encore possible d’entreprendre en France.

Précisons que je ne parle pas ici de l’entrepreneur individuel qui souhaite avant tout créer sa propre activité et gagner ainsi sa vie : c’est un projet tout à fait respectable et raisonnable. Je parle de celui qui envisage de créer une entreprise pour en faire rapidement une entreprise de plus 20 salariés.

Dernière précision utile avant de développer mon propos : le format nécessairement court de cet article rend difficile les nuances. Je sais que certains propos peuvent paraître un peu caricaturaux, mon objectif étant avant tout de contibuer au débat sur la difficulté d’entreprendre en France au moment où le nouveau gouvernement doit passer des paroles aux actes. Vous aurez certainement à coeur dans vos commentaires d’apporter les compléments / nuances / démentis qui s’imposent !

Tout est contre les entrepreneurs

Un pays en déclin, sans croissance

D’abord, de façon macroéconomique, la France est un pays en déclin. En n’osant pas s’attaquer aux vrais sujets (flexibilité du travail, compétitivité), les dirigeants politiques nous ont conduit dans une impasse. La consommation à crédit est un modèle dépassé, et la démographie du pays est telle que la croissance doit s’appuyer sur l’exportation. Mais avec un euro trop fort, un coût du travail trop élevé, des entreprises de taille intermédiaire trop fragiles, la France est mal armée pour exporter et le commerce extérieur se dégrade mois après mois.

Quel impact pour l’entrepreneur ? Entreprendre dans un pays en déclin, c’est comme nager à contre-courant. Pour construire une entreprise, l’entrepreneur doit pouvoir s’appuyer sur une base locale forte, ce qui est évidemment plus  difficile quand le pays est en crise. Entreprendre en France aujourd’hui, c’est donc comme nager à contre-courant dans la Manche en pleine tempête !

Compétitivité en berne et code du travail pénalisant

Faute de pouvoir surfer sur la croissance du pays, l’entrepreneur pourrait espérer que les règles fixées par le pays pour qu’il exerce son activité soit encourageantes. Mais malheureusement, l’environnement juridique, social et fiscal est lui aussi hostile. Passons rapidement sur le coût du travail exorbitant. Rappelons simplement que pour qu’un salarié touche 2000€ en net à la fin du mois, l’entreprise paye le double. Les salariés ne touchent pas assez, mais les entreprises payent trop. Parce que la protection sociale pèse sur le travail.

Côté juridique, le Code du Travail est la hantise de l’entrepreneur dont la société grandit. Aujourd’hui, l’entreprise a besoin d’être agile, de pouvoir s’adapter. Mais le Code du Travail est un étau qui se resserre peu à peu sur l’entrepreneur dont l’entreprise se  développe. Au passage de 50 salariés, c’est carrément une vingtaine de nouvelles obligations qui lui tombent sur la tête ! Mais le pire pour moi, c’est la situation en cas de difficultés de l’entreprise : adapter les effectifs est un véritable parcours du combattant. Engager des licenciements économiques est une procédure longue, très technique, qui coûtera au minimum 10 000 € d’avocats, prendra au minimum 4 mois, et de toute façon se finira aux Prud’hommes. Et dans 90% des cas, les tribunaux des Prud’hommes estimeront qu’il n’est pas certain que la situation économique de l’entreprise ait justifié des licenciements. C’est pour moi le pire, car c’est ce qui mène beaucoup d’entreprises au dépôt de bilan, faute pour le dirigeant d’avoir engagé les économies nécessaires quand il avait encore de l’argent pour les financer.

Un pays qui n’aime pas les entrepreneurs

Le pays est en déclin, l’environnement juridique, fiscal et social est hostile. Reste alors la perception que les français peuvent avoir des entrepreneurs. Malheureusement, il n’y a rien à espérer de ce côté-là non plus.

En France, un bon entrepreneur est un entrepreneur mort. Je veux dire que tant que son entreprise reste petite, qu’il ne se rémunère pas ou peu, l’entrepreneur est toléré. C’est juste un mec bizarre qui a suivi une voie étrange en n’étant pas fonctionnaire. Mais qu’il se mette à réussir, que son entreprise grandisse, et il deviendra vite un méchant patron.

Tout le discours politique actuel va dans ce sens. On entend chaque jour parler de telle ou telle nouvelle taxe, qui « ne touchera pas les TPE ». Le message est clair : «entrepreneurs, votre entreprise doit rester petite ». Et même, au-delà du discours, il est faux de dire que les TPE sont épargnées : elles subissent de plein fouet le coup du pouce au SMIC, qui va générer 15 000 chômeurs de plus, elles sont touchées par la hausse des cotisations retraites pour financer la promesse de la retraite à 60 ans, elles voient s’envoler la baisse de charges prévues avec la TVA sociale, etc…

La démagogie de l’imposition à 75% de François Hollande est là aussi un véritable message de guerre à l’attention des entrepreneurs. Bien entendu, le niveau de salaire concerné exclut la quasi-totalité des entrepreneurs, sauf éventuellement au moment de la cession de leur entreprise. A ce propos, attendons de voir ce que nous réserve le gouvernement : face au tollé que cette annonce avait provoqué chez les entrepreneurs, on nous avait expliqué que le montant de la cession ne serait pas soumis aux 75%, puis simplement qu’il serait lissé sur quelques années… Combien ?

Mais si la massue des 75% épargne les entrepreneurs, c’est le message qui est dramatique : « on n’aime pas le succès ». François Hollande avait déjà dit qu’il n’aimait pas les riches (ceux qui gagnent plus de 4000€ par mois avait-il précisé). Maintenant, il nous dit qu’il n’aime simplement pas ceux qui réussissent.

Les financements en fonds propres menacés

Depuis quelques années, de nombreuses start-ups ont pu bénéficier de fonds propres pour se développer, grâce à des investisseurs particuliers, les Business Angels. Ceci pendant que les fonds de capital risque investissaient de moins en moins. Même si certains business angels, dont je fais partie, investissent plus que les montants qu’ils peuvent défiscaliser, il faut reconnaitre que pour une grande part, la défiscalisation est importante.

Le précédent gouvernement a déjà réduit le plafond de défiscalisation de l’investissement dans les PME autorisé, qui est maintenant de 22% pour l’impôts sur le revenu et 50% pour l’ISF. Le nouveau gouvernement prévoirait maintenant de réduire à 25% la réduction d’ISF pour investissement dans les PME. Compte tenu du taux d’échec des entreprises financées, il y a fort à parier qu’avec une réduction aussi faible, grand nombre d’investisseurs préféreront payer leur ISF et cesseront d’investir dans les PME. Cela pourrait avoir un effet dévastateur sur les clubs de business angels : qu’ils perdent la moitié de leurs membres et ils n’auront plus la taille critique pour regrouper suffisamment de membres autour d’un projet à financer. C’est tout l’écosystème de France Angels, qui a mis si longtemps à se construire, qui disparaîtra.

Au delà des business angels, il existe quelques fonds d’entrepreneurs « super business angels », (principalement Jaïna Capital de Marc Simoncini, Kima Venture de Xavier Niel, et Isaï mené par Pierre Kosciusko-Morizet et plusieurs entrepreneurs d’Internet) qui jouent le rôle de locomotive et permettent également d’assurer des seconds tours de table après les business angels. Je ne vois pas comment ces entrepreneurs pourront continuer à investir dans l’économie française avec l’environnement fiscal que le gouvernement nous annonce. D’ailleurs, Marc Simoncini a clairement exprimé les difficultés qu’il rencontrait, en dépit de toute la bonne volonté dont il fait preuve. Je suis convaincu que le jour où Marc Simoncini, qui est un véritable modèle pour grand nombre d’entrepreneurs, jettera l’éponge, l’impact sur l’esprit d’entreprise en France sera énorme.

 

Et pourtant …

Nous arrivons à la partie de l’article dans laquelle je dois dire que « non, finalement, on peut entreprendre en France, et que tout ça n’est pas si grave ».

C’est la partie de l’article où je devrais dire cela…  Mais franchement, j’ai beau chercher des arguments, je ne trouve pas. Si vous en avez, je suis preneur !

Le seul argument éventuellement consiste à dire que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». En effet, celui qui résiste à ce qui précède est probablement bien armé pour développer son entreprise, à l’export notamment. Le fait que Cityvox soit née au coeur de l’explosion de la bulle Internet n’est probablement pas étranger au succès qui a suivi. Mais franchement, c’est un peu court comme argument !

Ce que je sais dire, compte tenu de ce qui précède, c’est quelles sont les conditions pour réussir si l’on est vraiment contraint de rester en France. Ce sont des sujets que je développerai dans un autre article.

Business angel : enseignements d’un premier échec

Il fallait bien que cela arrive : je suis pour la première fois confronté à la liquidation judiciaire d’une société dans laquelle j’ai investi. Par charité, je ne donnerai pas les noms de la société et des dirigeants. Mais pour essayer de tirer quelque chose d’utile de cette expérience, voici ce que j’ai retenu.

  • Une levée de fonds prometteuse

Tout a démarré à l’été 2008, lorsqu’un couple a demandé à nous rencontrer pour présenter leur projet. Ce projet nous semblait vraiment intéressant et prometteur et a rapidement rassemblé un tour de table de 350 000 € auprès d’investisseurs sérieux (anciens fondateurs de Start-Ups, fonds de business angels, dirigeants économiques).

Dans l’euphorie de la cession de Cityvox, quelques semaines plus tôt, un ami et moi avions décidé de participer à cette aventure, principalement attirés par le concept. Nous connaissions mal les porteurs du projet, mais d’autres actionnaires importants avaient travaillé avec eux plusieurs années, ce qui nous a (malheureusement) rassuré sur leurs compétences.

Forte d’une trésorerie confortable, la société a donc démarré très rapidement en louant des locaux et embauchant une dizaine de personnes, à des salaires qui me semblaient plutôt élevés. Pour être exact, les salaires étaient justifiés par rapport aux profils et à l’expérience. Mais l’entreprise n’avait clairement pas besoin de tous ces salariés et de ce niveau dès le démarrage : elle avait besoin d’un site internet qui fonctionne.

Parallèlement, alors qu’il aurait fallu profiter de l’apport en capital pour faire un effet de levier et le compléter par des aides ou prêts, rien de sérieux n’a été entrepris. Au fil des réunions d’actionnaires, nous avons découvert que les demandes d’aides ou de prêts étaient abandonnées l’une après l’autre. Pourtant, avec une telle levée de fonds, l’entreprise aurait dû sans difficulté bénéficier d’au moins 100 000 € supplémentaires en aides ou prêts.

A ce stade de l’histoire, je tire plusieurs enseignements :

– Il aurait été préférable d’investir progressivement dans le projet, et de débloquer l’argent en fonction de l’avancement. Nous aurions certainement été amenés à nous interroger en voyant la façon dont le projet dérivait.

– Ensuite, il aurait été préférable de consacrer les ressources sur la création du site ( « le produit »). Car pendant que l’on générait du buzz autour de la société, avec une politique de relations publiques et de community management, le site lui-même n’évoluait pas assez vite. En investissant, nous aurions du désigner explicitement à quoi était destiné notre investissement.

  • Entrepreneurs ou salariés

En janvier 2009, donc à peine six mois après le démarrage tête baissée de la société, il est apparu clairement que la société allait dans le mur :

– toujours pas le moindre euro de chiffre d’affaires ni de perspective de chiffre d’affaires.

– un burn rate qui promettait une explosion en vol à peine 3 mois plus tard,

– les portes qui se fermaient lors de la recherche de nouveaux investisseurs, peu impressionnés par le parcours de la société depuis sa création et refroidis par le faible engouement des actionnaires existants à refinancer la société.

Nous (les investisseurs, actionnaires minoritaires) avons alors recommandé de réduire eu plus vite le rythme des dépenses afin d’éviter un dépôt de bilan et de préserver ce qui pouvait être préservé. Et de fait, dès mars 2009, les dirigeants ont décidé de licencier tous les salariés, de rendre les locaux et de vendre une partie du matériel de la société.

Néanmoins, nous avons été confrontés à un nouveau problème : étant en couple et ayant une famille et des frais fixes, les deux dirigeants ne pouvaient pas diminuer leur rémunération.  Devant la nécessité de réduire les frais, l’un des deux a donc quitté le projet pour trouver un autre emploi et le projet s’est poursuivi avec un seul des deux.

Les discussions que nous avons eu à l’époque nous ont clairement montré qu’il y avait une erreur de casting : quand on traverse une crise, l’entrepreneur doit être capable de faire des concessions. Combien d’entrepreneurs ont connu des moments où ils ont dû baisser ou renoncer à leur rémunération pour sauver l’entreprise ! Dans le cas présent, nous avions à faire à des salariés qui ne pouvaient pas faire ces concessions temporaires et qui n’étaient manifestement pas fait pour prendre les risques d’une création d’entreprise.

Désormais, lorsque je décide d’investir dans une société, j’observe donc deux choses :

quel est le niveau de salaire des dirigeants ? Ce niveau est un bon indicateur pour savoir s’il sont dans une démarche d’entrepreneurs ou de salariés. S’il est trop élevé, il ne faut pas investir. Récemment par exemple, j’ai rencontré quatre dirigeants-fondateurs qui venaient chercher 150 K€ chez des investisseurs, et avaient un salaire mensuel de 35 K€ brut à quatre ! Ce que nous aurions pu investir n’aurait même pas couvert quatre mois de leurs 4 salaires chargés ! Ce n’était pas une création d’entreprise mais le Tonneau des Danaïdes !

– quelle est la capacité de l’entrepreneur à réduire son salaire si besoin ? S’il n’est pas en mesure d’affronter la tempête, alors pas la peine de monter à bord avec lui.

  • Rupture avec les actionnaires minoritaires / business angels

La crise ainsi ouverte au printemps 2009 a fait naître des doutes sur la façon dont 350 000 € s’étaient ainsi envolés en 6 mois. Nous avons donc demandé un audit des comptes et avons constaté que les dirigeants avaient émis plusieurs factures d’autres sociétés dont ils étaient seuls actionnaires vers cette société, sans accord préalable des actionnaires. A priori, une grande partie de ces facturations correspondait à des frais justifiés, mais 40 000 € liés à la refacturation de développements sur le site ont donné lieu à une véritable contestation. La plupart des actionnaires considéraient que ce montant remboursait des frais antérieurs à leur entrée dans le capital et avait justifié la valorisation élevée. Parallèlement, il apparaissait que, depuis le lancement de la société, l’un de dirigeants continuait à exercer en parallèle d’autres activités rémunérées, qui n’avaient rien à voir avec le projet, et donc au détriment du temps passé à développer la société. Pour continuer à donner une chance au projet, nous avons décidé de ne pas engager de poursuites juridiques, mais je suis aujourd’hui convaincu qu’il aurait fallu le faire.

Dès lors, la crise a réellement pris de l’ampleur :

– le projet n’avançait plus du tout, plus aucune ressource n’étant disponible,

– les actionnaires minoritaires demandaient le remboursement des 40 000€, ce qui aurait redonné des marges de manœuvre, mais les dirigeants refusaient.

Dans une dernière tentative pour sauver la société, j’ai proposé en décembre 2009 aux dirigeants de quitter la société et de la confier à un entrepreneur. Les actionnaires minoritaires étaient disposés, dans ce cas, à refaire une augmentation de capital pour relancer le projet. Mais malheureusement, la réponse a été catégoriquement négative.

A partir de ce moment, les relations ont été des plus glaciales et tendues, les dirigeants ne trouvant rien de plus intelligent à faire que de provoquer les actionnaires minoritaires, en expliquant qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient puisqu’ils étaient majoritaires (60% du capital à eux deux).

Je tire plusieurs enseignements de ces relations avec les dirigeants :

– Tout d’abord que le précepte selon lequel une start-up c’est avant tout « les hommes, les hommes, les hommes » est vrai. Manifestement, cette entreprise a coulé à cause de ses dirigeants, qui n’étaient absolument pas des entrepreneurs.

– Il faut encadrer dans le pacte d’actionnaires la façon dont les dirigeants peuvent exercer d’autres activités rémunérées à l’extérieur de la société.

– Enfin, il faut faire attention aux pactes d’actionnaires trop bien verrouillés. Dans ce cas précis, l’avocat avait inventé de fabuleux statuts et pacte d’actionnaires, conçus sur mesure pour tout verrouiller en faveur des fondateurs. Cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille sur le comportement futur des dirigeants. Mais ce pacte a effectivement tout verrouillé, permettant aux dirigeants de s’enfermer dans leur tour d’ivoire et d’envoyer balader les investisseurs. Ce qui au final s’est traduit par la liquidation de l’entreprise, alors que si nous avions changé le management en décembre 2009, l’entreprise se serait probablement développée et les 60% des fondateurs auraient encore une valeur.

  • Conclusion

Finalement, la société a eu un capital de 400 000 €, pratiquement entièrement évaporé en 6 mois, et qui aura permis de générer un Chiffre d’Affaires de 123 € (oui, j’ai bien dit 123€, pas 123 K€ !). La liquidation judiciaire a été prononcée il y a quelques jours.

Mon principal sentiment aujourd’hui est celui d’un immense gâchis, lié à un mauvais casting. Pour ma part, en tant qu’investisseur, j’ai certainement fait preuve de beaucoup trop de naïveté ! Mais cela n’était que la deuxième société dans laquelle j’investissais et j’espère avoir progressé depuis, notamment grâce à cette expérience.

Créer en Pays d’Aix : une excellente initiative !

Affiche Créer en Pays d'Aix

La semaine dernière a eu lieu à Aix-en-Provence une belle opération, « Créer en Pays d’Aix ». C’est Inno TSD , la société qui gère les pépinières d’entreprise de la Communauté du Pays d’Aix à Meyreuil et Pertuis qui a organisé cette journée.

Les entreprises en création ou récemment créées pouvaient déposer leur candidature pour une double sélection :

– Sélection pour entrer dans l’une des pépinières d’entreprises,

– Participation au concours « créer en Pays d’Aix », doté de plus de 40 000 € de lots.

Après le dépôt d’un dossier complet et une première sélection sur dossier, 15 entreprises ont été sélectionnées et ont été auditionnées pendant 45 minutes par un jury composé d’une dizaine de personnes.

J’ai trouvé cette idée excellente, pour plusieurs raisons :

– D’abord pour les pépinières, cela donne une vraie visibilité sur les actions menées. Au lieu de sélectionner des entreprises au fil de l’eau pour les accueillir en pépinière, ce dont personne n’aurait parlé, cela permet de créer un événement autour de cette sélection et de parler de ces dispositifs. Par exemple, La Provence ou LCM en ont parlé, ce qui offre aussi de la visibilité aux entreprises. Cela permet aussi d’instaurer une sorte d’esprit de promo pour les entreprises qui vont entrer en pépinière en même temps.

– Pour les entreprises lauréates, la dotation du concours était intéressante. Il s’agit principalement de lots en nature, sous forme de remises sur les loyers en pépinière et de prestations d’accompagnements, mais qui ont une vraie valeur pour les entreprises. C’est un peu comme ce que Marseille Innovation (qui gère les pépinières d’entreprises de Marseille) a fait lors du dernier Startup Week-end Marseille.

– Enfin, ce qui m’a vraiment intéressé, c’est l’idée des organisateurs de créer autour de la remise des prix une journée de la création d’entreprise, avec des ateliers et des échanges. Avant ou après leur passage devant le jury, les candidats pouvaient participer à des ateliers sur plusieurs thèmes intéressants : « Crédit Impot Recherche et Jeunes Entreprises Innovantes », « Créativité et Innovation », « Media Training », « Acquisition de Clients clefs », « Business Model ». Une façon d’avoir un aperçu rapide de ce que peut être l’accompagnement en pépinière.

Voilà donc une belle opération qui méritait d’être saluée !
Et pour découvrir les Lauréats, retour sur La Provence et LCM !

Plaidoyer en faveur de la TVA sociale

Depuis que Nicolas Sarkozy a relancé l’idée d’une TVA sociale lors de ses vœux, on entend de nouveau tout et n’importe quoi au sujet de l’intérêt de ce projet. Pour être honnête, il faut tout de même rappeler que le premier ces derniers mois qui s’était prononcé pour la TVA sociale, c’est Manuel Valls pendant la primaire socialiste. Depuis, il semble l’avoir oublié, ce qui en dit long sur l’honnêteté intellectuelle des hommes politiques.

Une évidence pour tout entrepreneur

Pourtant, tout entrepreneur qui, comme moi, a épluché les comptes de son entreprise ne peut que se prononcer en faveur de la TVA sociale. On peut regretter que ce projet soit l’otage de débats purement politiciens, alors qu’il devrait faire l’objet d’un consensus national pour sauver notre industrie. Car un pays sans industrie est un pays mort. Vivre de tourisme et d’huile d’olive, on sait maintenant clairement où cela mène…

Alors, pourquoi suis-je résolument pour la TVA sociale ? N’importe quelle personne qui a déjà regardé un bulletin de paye sait qu’un salarié coûte à l’entreprise le double de son salaire net. Un salarié qui touche 1500€ net coûte à l’entreprise 3000 €. J’ai toujours été frappé de voir que la plupart des salariés n’en ont pas conscience, alors que c’est pourtant inscrit noir sur blanc sur les fiches de paye.

Cet écart gigantesque entre le net et le coût total du travail s’explique par les charges sociales qui pèsent sur le travail : santé, chômage, retraite, transports, etc… Mais quelle est la logique qui veut que seuls les salariés payent des prestations sociales qui bénéficient à tous ? Pendant que le travail du salarié à l’étranger n’a pas ces mêmes charges, et donc produit à moindre coût. La production du salarié à l’étranger concurrence donc la production du salarié en France, à la fois en France (favorisant les importations) et à l’étranger (pénalisant les exportations).

Pour ma part, cet écart mine ma motivation à entreprendre : que le travail coûte si cher à l’entreprise alors que le salarié touche aussi peu me démoralise. J’en suis arrivé à me fixer comme objectif pour ma prochaine boite d’avoir le moins de salariés possible. Mais peut-on vraiment créer une entreprise en se fixant un tel objectif ? Quel gâchis !

Que permettrait la TVA sociale ?

Le financement d’une grande part de la protection sociale par une TVA sociale qui toucherait donc tous les produits, y compris les produits importés, permettrait donc de réduire l’écart entre le salaire net et le coût réel pour l’entreprise. Cela rendrait possible :

– une baisse des coûts salariaux de l’entreprise, ce qui améliore sa compétitivité,
– un salaire net plus élevé pour les salariés,
– une marge plus élevée pour l’entreprise, permettant d’augmenter les fonds propres.

La répartition du gain entre ces 3 éléments ne manquera pas de créer de nombreuses discussions. La priorité semble évidemment de baisser les coûts salariaux pour améliorer la compétitivité. Mais c’est la situation dans chaque entreprise qui donnera les marges de manœuvre possibles.

On entend parfois dire que les salariés ne verront pas leur salaire net augmenter. Mais il suffit de regarder une fiche de paye pour savoir qu’il existe des taux de charges payés par le salarié, et d’autres payés par l’entreprise. En supprimant certaines charges pour les transférer sur la TVA sociale, le montant des charges des salariés va nécessairement baisser et le salaire net augmenter. C’est mécanique.

La TVA sociale pour sauver l’Etat Providence

Alors, qui serait pénalisé par la TVA sociale ? Principalement les personnes qui ne touchent pas des salaires mais des prestations sociales : retraites, allocations familiales, RSA, etc… Effectivement, ces personnes ne verront pas d’évolution de leurs revenus, mais paieront plus cher leurs produits. Là, on touche un autre débat, qui est celui de savoir si la France a toujours les moyens de l’Etat Providence. Je pense clairement que non.

Car de toutes façons, en faisant payer l’Etat Providence par le travail des salariés, on asphyxie peu à peu le « Made in France ». Au final, il n’y aura plus suffisamment de salariés en France pour payer l’Etat Providence, et il s’écroulera de toute façon. Donc, amputer maintenant de quelques pourcents le pouvoir d’achat de ceux qui bénéficient de prestations sociales pour sauver le système ne me choque pas, je l’avoue.

D’autant plus qu’en ce qui concerne les retraités, il ne faut pas oublier que ce sont eux qui ont bénéficié d’un Etat qui a creusé la dette, et laissé aux générations futures à la fois l’impossibilité de continuer à s’endetter et la nécessité de rembourser cette dette. Il faudra toutefois veiller à ne pas impacter les plus fragiles, par exemple en revalorisant les minima sociaux, mais cela n’est pas compliqué à faire.

Les barrières sur les importations sont une absurdité

On nous propose comme alternative à la TVA sociale des barrières à l’importation. Ridicule ! Tout d’abord les règles du commerce mondial nous l’interdisent. Quel gouvernement sérieux oserait sortir de l’OMC ou de l’Union Européenne pour mettre des barrières douanières ? Alors qu’une grande partie de l’économie française est tournée vers l’export ?

Par ailleurs, il faudrait donc expliquer aux français que leur voiture japonaise, leur iphone, leur écran plat Samsung, etc… va être nettement plus cher. Que chacun regarde chez lui tout ce qu’il consomme en provenance de l’étranger. Faut-il y renoncer ou le payer nettement plus cher ? Bienvenue en Corée du Nord !

Mieux vaut tard que jamais

En conclusion, la TVA sociale me semble la seule solution pour réduire le coût du travail et permettre aux produits « Made in France » de mieux se vendre, en France et à l’étranger. Ils permettront de sauver notre industrie (mais aussi notre agriculture ou nos services), qui est la racine de toute l’économie.

Il faut maintenant espérer que cela se fasse vite et bien. Nous avons déjà pris beaucoup de retard, un retard pendant lequel des milliers de salariés français ont perdu leur emploi. Et quand la TVA sociale sera en place, les salariés en comprendront l’intérêt. Comme en Allemagne, qui a fait cela il y a 5 ans sous un gouvernement socialiste, et qui aujourd’hui tire pleinement les fruits de cette politique : un chomage en baisse, une croissance qui reste élevée pour l’Europe, une dette en baisse…

Pour ma part, je vois la TVA sociale comme une incitation à entreprendre. En réduisant l’écart entre le coût de travail et le salaire net, on réduit le sentiment de travailler pour remplir le tonneau des Danaïdes de la protection sociale, ce trou noir dans lequel 50% du coût du travail disparaît ! En plus du gain de compétitivité, l’impact sur le moral des entrepreneurs est certain.

En plus du gain de compétitivité, l’impact sur le moral des entrepreneurs est certain. Et ça, cela vaut de l’or pour notre économie !

LCM intègre le Groupe Medias du Sud

Ca y est, c’est officiel ! Nous avons passé le relais aujourd’hui à Christophe Musset et Pierre Paul Castelli, les dirigeants de Medias du Sud.

Je reviendrai prochainement plus en détail sur les raisons de cette décision, qui est parfaitement en ligne avec le plan que nous avions annoncé pour LCM. Mais voici déjà le communiqué de presse :

CP LCM – TV Sud 8 novembre 2011

Mise à jour le 15 mars 2012 : voici un article récent qui vient préciser l’intérêt de ce rapprochement.

Jean Mane élu entrepreneur de l’année au niveau national !

J’avais écrit il y a quelques temps un billet sur le Prix de l’Entrepreneur de l’Année en région Méditerranée. J’avais eu la chance d’être invité par Jérôme Magnan et l’équipe de Ernst&Young à faire partie du jury, et nous avions eu l’occasion de découvrir plusieurs très belles entreprises et des parcours d’entrepreneurs qui inspirent un grand respect.

Notre jury, Présidé par le gagnant de 2010, Roland Gomez, patron de la société d’interim Proman, avait finalement décidé de récompenser les entrepreneurs suivants :

– Prix de l’innovation : Denis Philippon, de Voyageprive.com,
– Prix du business vert : Frédéric Melki, de Biotope,
– Prix de l’international : Michaël Azoulay, de American Vintage,
– Prix de l’engagement sociétal : Clare Hart, pour l’association Face34,
– Prix de l’entreprise d’avenir : Michel Feraud, de Provepharm,
– Prix de l’entrepreneur de l’année : Jean Mane, Président de la société Mane.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu le 27 septembre dernier, à Montpellier, dans le cadre extraordinaire du Domaine de Verchant. Un lieu à découvrir absolument ! Je me suis noté d’aller y passer un week-end au printemps !

La bonne nouvelle, c’est que nous avions apparement pas trop mal travaillé, car lors de la remise des prix nationaux la semaine dernière, c’est Jean Mane qui a de nouveau été distingué, mais cette fois en temps qu’entrepreneur de l’année au niveau national. Il est vrai que le parcours de cette société et de son patron font rêver ! Une entreprise familiale créée en 1871, qui exporte plus de 2/3 de son chiffre d’affaires, qui emploie 3000 personnes, et qui arrive encore à faire une croissance de plus de 25% ! 

Pour en savoir plus, je vous laisse découvrir les articles de l’Entreprise et des Echos , partenaires de cet événement.

Et la vidéo de la soirée à Paris :

Encore bravo à tous ces entrepreneurs !

Rencontres Capitales : les métiers de demain

Je participe vendredi aux Rencontres Capitales à Marseille. Mon débat porte sur le thème « Mondialisation, sciences et technologies : quels seront les métiers de demain ? « .

J’avoue que je n’avais pas vraiment réfléchi à ce sujet. Un entrepreneur est plutôt concentré sur son job au quotidien ! J’ai donc profité de l’occasion qui m’était donnée pour passer un peu de temps à préparer cette intervention, en particulier sur cette question des métiers de demain. Et comme j’ai trouvé tout cela assez intéressant, je propose de vous faire partager mes réflexions.  Cela peut servir de base pour trouver des idées de business.

  • C’est quand demain ?

Mes capacités divinatoires étant assez limitées, je me suis fixé comme horizon pour demain 2020. Ca n’est pas si loin, mais dix ans cela passe vite. Il y a dix ans, Google avait 3 ans (créé en septembre 1998), le monde découvrait iTunes et les iPods (2001), Facebook n’existait pas (février 2004), l’iphone n’était peut-être même pas encore dans l’esprit de Steve Jobs (premier iphone en janvier 2007). Donc on est ok pour dire qu’avec 2020 on approche déjà de la science-fiction ?

  • Quelques éléments de contexte

Tout d’abord, il faut savoir qu’en France, un actif sur trois qui était employé en 2005 sera parti à la retraite en 2020. C’est quand même un brassage considérable, que l’on retrouve évidemment dans tous les pays européens vieillissants.

Mais si nos vieux pays verront leur population globale baisser, les prévisions concernant les pays émergeants sont impressionnantes : la Chine devrait atteindre son pic de population en 2023 avec  1,4 milliard habitants (contre 1,15 actuellement), l’Inde atteindra 1,3 milliard (contre 1,1 actuellement) et l’Afrique rassemblera 1,3 milliard d’habitants (contre 1 milliard actuellement).

Dans le meilleur des cas la France rassemblera 70 millions d’habitants (même si c’est hors-sujet, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour François Hollande qui expliquait hier dans le débat de la primaire socialiste qu’il fallait tenir tête à la Chine… Bon courage !). Et pour être complet, l’Union Européenne comptera environ 465 millions d’habitant.

  • Alors, quels métiers pour demain ?

Une fois ces éléments de contexte posés, la suite en découle assez simplement. Pour simplifier, je regrouperais donc les métiers d’avenir dans quatre grandes catégories.

– Le défi des ressources et de l’énergie

Entre l’accroissement de la population mondiale de 6,8 milliards d’habitants en 2010 à 7,5 en 2020, et le fait que ces habitants entendent consommer beaucoup plus, le défi des ressources et de l’énergie est colossal.

Cela ouvre des perspectives à la fois en ce qui concerne la transition énergétique, et surtout pour une meilleure utilisation des ressources. Voici quelques exemples de secteurs qui pourraient donc voir les besoins exploser :

– Production et transport d’énergies renouvelables,
– Dépollution de sites industriels et nucléaires,
– Véhicules électriques (production, réparation, location),
– Transports collectifs,
– Construction (efficacité des bâtiments),
– Réduction des ressources nécessaires à la production,
– Design de produits responsables

– L’informatique et les biotechnologies

Les besoins en ingénieurs informatiques continueront d’augmenter, d’autant plus que les technologies sont de plus en complexes, tirés par l’accroissement des besoins de communication d’une part, et la multiplication des objets connectés d’autre part. Les métiers seront donc nombreux dans ce secteur :

– Chefs de projets
– Ergonomes,
– Développeurs,
– Spécialistes de tout ce qui concerne la 3D et réalité augmentée,
– Ingénieurs réseau.

Les spécialistes des nanotechnologie et biotechnologies resteront également très recherchés. Comme je connais moins ce secteur, je ne prendrais pas le risque de détailler les métiers, mais il existe pas mal d’informations sur le sujet pour ceux qui souhaitent approfondir.

 – Les services sociaux

On voit bien sur les deux précédents thèmes l’importance d’une formation de pointe, dans ces secteurs où la bataille avec les pays émergeants sera rude. On voit déjà qu’il sera dur pour l’Europe de tenir le choc quand l’inde forme chaque année plus de 250 000 ingénieurs et la France à peine 30 000 ! Mais on comprend également que cette évolution risque de créer un fossé dans les populations, entre des salariés de plus en plus qualifiés et recherchés, et les autres. Cela met aussi en évidence l’importance du système éducatif : seront nous capable de former les ingénieurs dont nous aurons besoin ? Beau thème de réflexion à la veille d’une campagne présidentielle.

Pourtant, il faut bien que chacun trouve un emploi. A force de se faire taper dessus à propos de ses « petits boulots », la grande distribution s’est lassée. Et les caisses automatiques remplacent à grande vitesse les caissières, comme les pompistes avaient disparu des stations il ya une trentaine d’années. Est-ce vraiment un progrès d’envoyer à Pôle Emploi tous ces salariés qui avaient des boulots certes mal payés et précaires, mais qui avaient au moins un emploi ?

Alors, heureusement ( ?), les services sociaux sont un gisement d’emploi moins qualifiés mais très important. Le vieillissement de la population entraine des besoins nouveaux dans le médical, le médico-social et l’aide à domicile. Aux Etats-Unis, qui ont un certain retard sur le sujet, le gouvernement estime que près du tiers des emplois qui seront créés d’ici 2018 le seront dans ce secteur. En Europe, les besoins sont également gigantesques.

Mais si ce secteur est très prometteur en terme de nombre d’emplois créés, il pose réellement le problème de son financement. Peut-être que l’approcher sous cet angle, celui d’un gisement de croissance, permettrait de mieux l’appréhender.

– Le commerce

Je n’ai trouvé cela nulle part dans mes lectures. Certainement car c’est transverse à tous les secteurs. Mais je ne peux pas écrire un billet sur les métiers d’avenir sans mentionner le métier de commercial. Un bon commercial ne sera jamais sans emploi ! Quel que soit le secteur, il faut un commercial pour vendre le produit !

  • Et pour finir : l’international !

Tout ce qui précède n’a évidemment pas de sens si cela n’est pas remis dans une perpective internationale. Avec une France qui ne représentera pas plus de 1% de la population mondiale, l’ouverture au monde n’est pas une option, mais une obligation ! A moins de se concentrer sur le commerce local ou les services à la personne, nos clients, collègues, partenaires seront nécessairement étrangers. Il faut donc continuer à progresser dans l’apprentissage des langues et dans la compréhension du monde.  

Voilà donc quelques tendances de fond. En tant qu’entrepreneur, je ne peux donc que m’interroger sur ma prochaine boite. Nous sommes dans un vieux pays déclinant, soit. Mais à partir de là, soit je m’en vais, soit je prends acte du contexte et je trouve les idées de business pour surfer dessus. J’avoue, la question se pose…

C’est la rentrée sur LCM !

Ca y est, tout est calé. L’équipe est bien organisée et les programmes sont lancés. Retour sur les derniers mois et présentation des nouveautés de la rentrée.

  • L’équilibre économique enfin atteint

Depuis le mois d’avril, nous avons un souci de moins puisque nous avons réussi à atteindre l’équilibre financier ou à gagner de l’argent chaque mois (sauf août qui est naturellement plus bas en chiffre d’affaires). J’avais insisté sur l’importance de cet équilibre, préalable à toute autre chose. Maintenant que ce problème est réglé, et même si nous devons rester vigilants, nous pouvons nous concentrer sur la suite.

  • Une amélioration des programmes pour cette nouvelle saison

La suite, c’est d’abord continuer à améliorer les programmes. Et avec l’équipe, nous avons réussi à mettre en place beaucoup nouveautés pour cette rentrée. Cela donne souvent lieu à des discussions enflammées, mais une fois que les choses sont calées, tout roule !

– Sur la partie info, nous avons augmenté le rythme, avec 3 éditions du journal au lieu de 2 : 11h45 (rediffusée à 12h45 et 13h45), 16h45 (rediffusée à 17h45) et 18h45 (rediffusée à 45 toutes les heures jusqu’à 23h45). Il était important d’être plus réactifs pour pouvoir diffuser plus vite les sujets que nous réalisons. A l’heure d’internet et de Twitter, il était devenu problématique d’attendre 18h45 pour passer nos sujets. Par ailleurs, le contenu des journaux a évolué, avec une partie assez classique, et une partie d’approfondissement avec dossier et invité. Je crois qu’après une phase d’interrogation, l’équipe s’est bien appropriée ces évolutions et en tire parti pour mieux mettre en valeur son travail. Dernier point important pour nous : l’équipe se met progressivement à Twitter, ce qui va nous aider à augmenter la présence de LCM sur les médias numériques.

– En ce qui concerne les émissions, la Grande Emission, diffusée à 18h (rediffusion 21h), reste le moment phare. Elle sera dynamisée avec notamment un jeu que nous lancerons en octobre. D’abord en hebdomadaire, puis plus fréquemment si cela plaît.
Mais la nouveauté de la rentré, c’est l’émission LCM Sport, quotidienne de 26 mn à 19h (rediffusion 22h), qui permettra de parler de tous les sports. L’OM, mais pas seulement l’OM. Il faut que l’émission trouve son rythme, mais ça me semble bien parti.
La matinale lancée en janvier dernier continue également à  s’améliorer : thématiques, changements de déco, nouveaux chroniqueurs, ça bouge !

– Dernier changement important pour l’équipe éditoriale, nous mettons en place un Pôle Production. Nous allons utiliser nos compétences pour produire plus d’émissions montées, qui sortent de notre plateau d’enregistrement habituel. Par exemple, nous avons prévu de lancer en octobre Pythéas, un magazine de vulgarisation scientifique qui valorise l’expertise de Luminy sur la recherche, une émission sur Marseille Provence 2013 (bien que je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de ne parler que du « Off » de Marseille 2013), l’émission Marsevents sur les coulisses de Marseille et de la Provence, etc…

Côté programmes, nous investissons également un peu plus dans les programmes de la journée. Là où avant nous n’avions principalement que des rediffusions de nos programmes, nous allons pouvoir proposer cette année un film par semaine, deux documentaires, deux concerts, et d’autres émissions ludiques (danse, piano, BD,…).

Nous poursuivons donc la ligne prévue : une fois l’équilibre atteint, priorité à l’affectation des ressources disponibles pour améliorer les programmes.

  • De nouveaux investissements

Dernier élément, et non des moindres, nous avons encore investi pendant l’été et fait réaliser des travaux à la chaîne : nous avons enfin enfermé le plateau à l’aide de murs de 6m de hauteur. Un énorme travail réalisé en plein mois d’août par la société Atila, qui a fait un beau travail. Cela change tout ! Enfin la qualité sonore des émissions est bonne. Enfin tout le monde peut parler à haute voix à l’extérieur du plateau d’enregistrement, sans craindre de perturber les enregistrements. Cela va aussi permettre d’utiliser beaucoup plus le plateau, puisque cela ne gênera plus le travail de la rédaction.

Cela va aussi nous permettre de regrouper l’équipe commerciale et de direction avec les équipes rédactionnelles et techniques, ce qui devrait améliorer pas mal de choses dans la communication.

  • Une accélération des partenariats

Nous attaquons encore un chantier supplémentaire, avec l’accélération des partenariats. Nous avons pour cela renforcé l’équipe, et identifié les partenariats à signer pour développer la présence de LCM.

Toutes ces nouveautés font que finalement, nous attaquons la rentrée dans de très bonnes conditions. L’équipe est motivée, les nouveaux projets fusent, les perspectives s’améliorent de jour en jour ! Les réflexions sur la stratégie à long terme de LCM restent un sujet d’actualité, mais en tous cas, l’année s’annonce bien meilleure et le champs des possible est ouvert !