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AMFT 2.0. Alea jacta est…

Ce matin, c’était le grand oral ! Un peu comme le jour du bac, comme l’a raconté Pascal Lorne dans son dernier post Facebook. 20 Minutes pour convaincre, il fallait être concis !

Depuis plusieurs mois, depuis que l’équipe en place avait indiqué son souhait de passer la main, avant de se changer d’avis, un collectif d’une vingtaine d’entrepreneurs et accompagnateurs de startups s’est mis en place pour réfléchir à la meilleure façon de poursuivre et amplifier le travail réalisé en trois ans pour développer la French Tech Aix-Marseille. Et progressivement, un beau projet a pris forme.

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Ce matin, c’était donc le grand oral devant les collectivités locales, qui décideront d’ici fin février à qui ils donneront les clés de la French Tech pour les trois prochaines années.

La transparence étant l’un des mots clés du projet auquel je contribue, nous avons décidé de diffuser notre présentation de ce matin, afin que chacun puisse connaître les grandes lignes de ce projet.

Chaque membre du collectif a enrichi le projet de ses perceptions et des éléments qui lui sont chers. Au delà de ce que j’ai déjà pu décrire dans un précédent article sur la nécessité de donner une dynamique nationale et internationale à la French Tech Aix-Marseille, voici les points qui étaient essentiels selon moi et qui sont dans ce projet :

1. Aider ceux qui font et non pas faire à leur place

Notre Métropole compte d’une part de nombreux entrepreneurs, et d’autre part de nombreuses structures qui aident les startups à se développer. Ces structures sont animées par des gens qui aiment les entrepreneurs et sont dévoués au développement économique de notre territoire. Selon nous, la French Tech doit être à leur service et doit les aider à mieux remplir leur mission. Et en aucun cas elle ne doit devenir opérateur et faire à leur place. La French Tech doit, comme nous le faisons avec les entrepreneurs au quotidien à P.Factory, s’asseoir avec chacune des structures d’accompagnement, et d’entamer la discussion par : « comment pouvons nous t’aider ? ». Cela a notamment pour conséquence le fait d’avoir une structure AMFT agile, avec un budget qui reste parfaitement maitrisé.

 

2. Mettre en place une gouvernance indiscutable

Ce qui précède se retrouve dans la gouvernance, dont les grands principes peuvent être définis comme suit :

– un board de 12 personnes, 6 élus dans le collège des entrepreneurs, et 6 élus dans le collège des structures d’accompagnement,
– un Président élu parmi les membres du board, une fois celui-ci élu,
– des mandats de 2 ans, renouvelables une seule fois, et renouvelés chaque année par moitié.

Comme il fallait bien démarrer avec une équipe immédiatement opérationnelle, surtout quand il est essentiel de ne pas créer de rupture dans l’action à quelques mois du renouvellement du Label, les élections du board ont eu lieu parmi les membres du collectif à l’initiative du projet (page 2). Mais dès 2019, la moitié des postes seront de nouveau soumis à candidature.

L’autre point essentiel selon nous, c’est le processus d’élection, calqué sur la gouvernance de France Digitale, l’une des association les plus représentatives des startups, et sur la quelle il n’y a aucun débat :

– chaque membre à jour de sa cotisation peut candidater au board. Il doit alors expliquer pour quelle raison il est candidat et peut « faire sa campagne s’il le souhaite ». Tous les membres de l’association votent alors.

– de là sort donc un board élu, composé de personnes qui ont été élues individuellement. Ce board se réunit et vote pour nommer son Président. Il n’y a donc pas de Président auto-proclamé. Car même si quelqu’un a envie d’être Président, il faut déjà que cette personne soit élue au board, puis choisie par les membres du board.

 

3. Une feuille de route à finaliser

Compte tenu de ce qui précède, et en particulier de la volonté d’associer largement les entrepreneurs et les structures d’accompagnement, le projet comprend les grands axes de travail, car cela était demandé par les collectivités, sans pour autant qu’ils soient finalisés dans les moindres détails. Quelle serait la crédibilité de notre démarche si nous affirmions notre souhait d’associer au projet toutes les personnes concernées, en arrivant parallèlement avec une feuille de route ficelée ?

 

Voilà, le projet est désormais entre les mains des décideurs : la Métropole Aix-Marseille, la Ville d’Aix-en-Provence, la Ville de Marseille et la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence. Réponse fin février !

Comme promis voici notre support à la présentation de 20 minutes de ce matin : Présentation du projet AMFT 2.0
Et pour bien comprendre le process, voici l’Appel à Manifestation d’Intérêt, qui contient notamment les critères d’analyse des offres.

 

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Mise à jour du 10 mars 2018 : ça y est, la réponse est tombée par la voix d’un courrier du Président de la Métropole, après une quinzaine de jours d’incertitude où nous n’avions aucune information sur le choix des collectivités. C’est le projet de notre collectif qui a été retenu pour animer la French Tech dans les prochaines années !

Courrier du President de la Métropole pour Aix-Marseille French Tech

Pour fêter cela et élargir le collectif, nous organisons le 21 mars à 18h30 aux Grandes Tables de la Criée un événement qui nous permettra de présenter plus largement le projet et l’équipe. Inscrivez vous !

 

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