Cash is king !

Dans cette rubrique, je vais essayer de rassembler les règles de base que je ne veux pas oublier pour ma prochaine aventure entrepreneuriale. Pris dans l’euphorie d’un nouveau projet, je m’enflamme vite et risque d’oublier ces quelques règles que j’ai pourtant apprises au prix des erreurs passées.

Cash is king ! C’est la règle N° 1 à ne pas oublier. Alors que les anglos-saxons ont cette règle bien ancrée à l’esprit, nous avons tendance à l’oublier. Pourtant, c’est bien toujours par le manque de cash qu’une entreprise échoue. Et pour l’avoir vécu à plusieurs reprises, c’est le pire cauchemar (au sens propre) de l’entrepreneur : ne pas avoir sur le compte bancaire de quoi payer les salaires à la fin du mois.

Concrètement, voilà comment je traduis cette règle :

  • Toujours savoir où en est la société. Combien ai-je sur le compte ? Combien les clients me doivent ? Combien je dois aux fournisseurs ? Combien je consomme de cash chaque mois ? Le chef d’entreprise doit absolument savoir répondre à ces questions à tout moment. Pas question donc d’abandonner la compta à un expert-comptable externe qui fera la compta de temps en temps.
  • Essayer de trouver comment générer du cash avec mon activité. En simplifiant, le business modèle de Cityvox était de vendre de la publicité via une régie qui paye très tard, une fois que les agences l’ont payée très tard, une fois que leurs clients les ont payées, très tard ! A l’inverse, les charges de Cityvox étaient principalement les salaires payés en fin de mois. En termes de trésorerie, c’est le grand écart ! Jusqu’au jour où nous avons eu l’idée de vendre des billets de spectacle : l’internaute paye à l’avance une place de spectacle que l’organisateur facturera une fois la représentation passée, en fin de mois, et que la société paiera un peu plus tard. C’est le modèle de la grande distribution. Et d’un seul coup, la situation de trésorerie se trouve rééquilibrée !
  • Aller chercher du cash quand on a pas besoin. Une banque ne prêtera jamais à une entreprise qui est en difficulté. En tant qu’entrepreneur, j’ai renoncé à m’agacer de cette situation. « On ne prête qu’aux riches », c’est bien connu. Mais c’est logique ! J’ai appris, en discutant avec ma banque, que les banques se refinancent automatiquement auprès de la BCE quand elles prêtent à des entreprises qui ont une bonne cotation à la Banque de France. Donc si vous allez bien, le banquier se refinance sans soucis l’argent qu’il vous prête et encaisse la marge. Sinon, c’est lui qui doit vous prêter et prendre le risque.  Les banquiers ont donc tous envie de prêter, aux entreprises qui vont bien ! Alors si l’on pense avoir besoin plus tard d’argent, il faut anticiper et aller le chercher avant !
  • Financer tous les investissements par du crédit long terme, pour garder le cash. Si la société va bien, ce qui doit être le cas au moins au début quand la société a du capital et pas encore fait trop de bêtises, il faut toujours financer les investissements par du crédit (pour ma part j’aime bien le crédit-bail et j’ai horreur de la location longue durée). Payer un ordinateur cash sous prétexte qu’on a du cash est une hérésie. On va l’utiliser pendant au moins 3 ans, il faut le payer progressivement sur 3 ans. Car le cash que l’on sort négligemment aujourd’hui manquera demain.
0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>