LCM a rattrapé son retard sur internet et les mobiles

 
Le B-A-BA de l’internet

L’une de nos priorités en arrivant à LCM a été d’essayer de rattraper le retard sur internet. Le site de la chaîne venait à peine d’être refait, mais était toujours victime d’un nom de domaine inutilisable www.lachainemarseille.fr . Alors que nous avions décidé de nous affranchir du sous-titre « La Chaîne Marseille » et de ne communiquer que sur « LCM », afin de mieux coller à la diffusion départementale de la chaîne, ce nom de domaine était rédhibitoire.

C’est pourquoi nous avons négocié un accord avec le propriétaire du nom de domaine www.lcm.fr, qui ne l’utilisait pas et que nous avons pu le récupérer. Il avait bien compris que c’était important pour nous, et nous a bien aidé en nous cédant ce nom de domaine.

Cela a permis également de donner à chaque salarié de la chaîne une adresse mail utilisable : jeanfrancoisduchemin@lachainemarseille.fr a donc été remplacé par jfduchemin@lcm.fr, tout simplement. Mais de toutes façons, cette absence d’adresse mail ne gênait pas plus que cela les salariés : en effet, les adresses mails ayant été complètement spammées et les PC n’étant pas équipes d’antispam et antivirus correct, pratiquement personne n’utilisait les mails. Au mieux, certains utilisaient une boite mail perso.

Diffusion LCM

LCM sur Internet et les mobiles

 

 

 

 

 

Le site internet www.lcm.fr

Nous avons apporté quelques changements rapides au site internet www.lcm.fr . Rapides, car il nous semblait que l’enjeu n’était plus sur le site de la chaîne,  mais sur les sites de vidéos et les réseaux sociaux. Au passage, il faut noter l’excellent travail de la société Answeb. J’avais déjà entendu du bien à propos de leur travail, mais j’avoue avoir été agréablement surpris. Evidemment, le site n’est pas celui dont je rêverais si je n’avais pas de contrainte de temps et de budget. Mais dans les contraintes qui sont les nôtres, ils ont fait un très bon travail. En tous cas, les changements apportés au site ont porté leurs fruits, car en quelques mois, l’audience a augmenté de 50%.

Youtube.com et Dailymotion.fr

La véritable innovation que nous avons apportée a été de proposer sur www.youtube.com/lcm et www.dailymotion.com/lcm la plus grande partie de nos sujets et chroniques.

Stats Youtube LCM

Nous avons signé un contrat avec la société Wizdeo, un très bon partenaire également. Wizdeo enregistre nos programmes, les découpe, ajoute des méta-données, et les exporte sur Youtube et Dailymotion.

En quelques mois, nous avons atteint un rythme d’environ un million de vidéos vues par mois.

Grâce à cette mise à disposition de nos vidéos sur ces sites, nous touchons de nouveaux visiteurs : ceux qui ne sont pas nécessairement devant leur télé mais qui s’intéressent tout de même aux sujets que nous traitons. Mais surtout, cela permet beaucoup plus facilement de partager des vidéos sur les réseaux sociaux, que cela soit pour nous ou pour tous les gens concernés par les sujets et qui souhaitent les partager avec leurs amis.Facebook et Twitter

Nous avons également accéléré le développement de la Page Facebook de LCM. Sur cette page, nous affichons des nouvelles de la chaîne, des annonces sur les émissions à venir, et partageons chaque jour 2 ou 3 vidéos  sur les sujets de la veille. La page des fans de LCM regroupe désormais environ 3000 personnes, ce qui donne un vrai impact aux vidéos que nous diffusons.

De la même façon, nous avons créé un compte Twitter LCM, suivi par bientôt 1000 personnes sur Marseille. Il permet de communiquer sur l’actualité.

La difficulté du modèle économiqueToutes ces actions ont incontestablement eu un impact majeur sur l’influence et la notoriété de la chaîne. Elles sont un moyen de communication important et peu couteux. En termes d’impact, beaucoup de décideurs, qui regardent peu la télévision et ne voyaient pas la chaîne avant, peuvent voir les reportages plus facilement.

Mais en parallèle, cette mise à disposition des contenus pose un réel problème de modèle économique, auquel sont aussi confrontées les « grandes chaînes ». L’équation est très simple : avec les publicités que Youtube (filiale de Google) met devant les vidéos (appelées « pré-roll vidéos), le revenu moyen pour l’éditeur est d’environ 2 à 3 € pour 1000 vidéos vues ! Au passage, c’était le revenu moyen des bannières sur les sites internet il y a moins de 5 ans, montant qui s’est écroulé depuis. Or, en moyenne, une vidéo de LCM est vue 2500 fois sur Youtube, ce qui n’est déjà pas trop mal, mais ne représente donc que 5 à 7 € de chiffre d’affaires par vidéo. Et pour boucler la boucle, il faut savoir qu’une vidéo a un coût de production d’environ 100 € !

On voit donc la difficulté pour un pure player du web de développer une activité rentable avec de la vidéo. C’est la raison pour laquelle je suis très sceptique sur le succès potentiel des Web TV uniquement basées sur un modèle publicitaire. A moins de faire payer les gens dont on parle dans les sujets, mais ce principe est incompatible avec les bases du journalisme.Pour LCM, ces revenus viennent en complément des revenus de l’antenne. Mais il est facile de comprendre le problème posé : plus les téléspectateurs basculent vers le web, plus les revenus sont menacés. Il faut donc arriver à trouver le juste équilibre entre l’impact que procure le web, et l’intérêt de voir le télespectateur rester devant la télévision. En ce qui nous concerne, nous avons trouvé quelques pistes intéressantes, mais qui sont encore à confirmer !

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