LCM – Une chaîne à sauver

LCM a été créée en novembre 2005. En 2009, la situation de la chaîne est assez critique.

Voici un rapide tour d’horizon de la situation de LCM en 2009.

La ligne éditoriale de la chaîne est le « tout info ». Une chaîne d’information sur Marseille, est-ce vraiment possible ? D’abord cela coûte cher car il faut beaucoup de journalistes. LCM a compté jusqu’à 60 salariés courant 2008. Ensuite parce que trouver de l’info pour alimenter l’antenne en permanence, cela oblige à chercher sans cesse des sujets, et parfois « créer » de l’info.

LCM est très en retard sur l’utilisation d’internet. Le site internet de LCM, qui permet de revoir les émissions a été mis en place en septembre 2009. Pour le temps imparti et le budget alloué, il s’agit d’une belle performance de l’agence Web qui s’en est chargée, Answeb. Mais il reste très insuffisant. Pas d’application mobile, pas de reprise des vidéos sur les carrefours d’audience que sont Youtube et Dailymotion. Le nom de domaine utilisé à l’époque est très peu pratique : www.lachainemarseille.fr. Ce qui donne ensuite des adresses mails à ralonge du type : prénom.nom@lachainemarseille.fr. Ajoutons à cela que les journalistes n’ont pas de poste de travail affectés, que les antivirus et antispams ne semblent pas être arrivés jusqu’à LCM, et vous comprendrez pourquoi la plupart des journalistes utilisent une adresse email personnelle, sur yahoo, hotmail ou autre… Bref, internet reste un mystère pour LCM.

Le Chiffre d’Affaires est constitué principalement de publicité, mais il est insuffisant pour couvrir les charges. Dans d’autres régions, les chaînes locales ont signé des contrats d’objectifs et moyens avec les collectivités locales, qui fixent des objectifs et donnent un financement. Mais les relations entre LCM et les collectivités ont été assez compliquées dès le lancement de la chaîne, si bien qu’en 2009, les collectivités n’apportaient pas un euro au financement de LCM. Pourtant, aucun media local ne peut vivre sans l’argent des collectivités locales.

Ainsi, mi-2009, LCM est dans une situation très difficile : une ligne éditoriale difficile à tenir, le virage d’internet manqué, et des comptes qui accumulent les déficits. Face à cette situation, les actionnaires de la chaîne ont décidé de jeter l’éponge, et soit de trouver un repreneur, soit de fermer la chaîne. Mi-2009, tous les salariés de la chaîne font une journée de grève pour marquer leur inquiétude sur l’avenir de la chaîne.

C’est ainsi que j’ai entendu dire que LCM allait probablement disparaître. Cela me semble à ce moment là une absurdité ! Comment LCM peut-elle disparaître, au moment où la TNT se généralise, où Marseille va connaitre plusieurs événements importants dont Marseille Provence 2013 ?

Mon premier réflexe à ce moment là a été d’imaginer que Cityvox puisse reprendre LCM. En effet, cela fait quelques années que je sens venir le virage de la vidéo sur internet, et Cityvox (et moi-même en premier lieu) n’a aucune compétence dans ce domaine. Je crains qu’en restant dans cette situation, Cityvox ne soit complètement dépassé assez rapidement.En intégrant LCM, Cityvox pourrait d’une part construire une offre publicitaire forte internet + TV sur les Bouches du Rhône, et d’autre part acquérir les compétences qui lui manquent pour intégrer de la vidéo sur son portail. Cityvox étant depuis 2008 intégré dans le groupe Orange France Télécom, il me fallait désormais, pour cette acquisition, l’accord d’Orange. J’ai donc sollicité Xavier Couture, grand patron des contenus chez Orange, qui a fortement déconseillé de s’intéresser à une chaîne locale. J’ai appris plus tard que, dans un grand groupe comme Orange, j’aurais certainement pu continuer à faire avancer mon projet. Mais j’ai préféré abandonner.

A partir de là, j’ai continué à m’intéresser au dossier de LCM, mais à titre personnel. J’en ai alors parlé à Patrick Siri, président de Provence Business Angels, qui m’a fait part de son intérêt pour le projet, et qui connaissait également les interlocuteurs chargés du dossier à la Caisse d’Epargne. J’ai également souhaité associer à notre aventure quelques amis dont les conseils me semblaient précieux.

Notre candidature ayant été retenue par les actionnaires, et c’est donc le 1er décembre 2009 que nous reprenons la chaîne. Notre objectif est clair : il faut redresser LCM et assurer sa survie. A la fois pour les salariés, et pour l’image de Marseille : comment accepter que Marseille soit la seule ville de France sans chaîne locale ? Après, si nous arrivons à la sauver et à la mettre sur des rails, nous la revendrons à des gens dont c’est le métier et la vocation. A titre personnel, nous n’avons pas d’affinité particulière avec le secteur des média, ni d’enjeux personnels.

Nous sentons bien que le challenge est énorme : la chaîne perd 2 M d’Euro par an (3 M de charges et 1 M de chiffre d’affaires) ! Si nous voulons la redresser, il va falloir faire vite, très vite ! Nos chances de la redresser me semblent d’une sur deux.

Mais cela vaut la peine d’essayer !

2 réponses
  1. Aleria says:

    Personnellement,je vous regarde de moins en moins parce que il y a trop d’émissions intéressantes.Quand on regarde la TV c’est soit pour se détendre sainement soit pour avoir une information régionale utile et de bonne qualité.
    Sans rancune

    Répondre
  2. Aleria says:

    Personnellement,je vous regarde de moins en moins parce que il y a trop démissions intéressantes.Quand on regarde la TV c’est soit pour se détendre sainement soit pour avoir une information régionale utile et de bonne qualité.
    Sans rancune

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