Peut-on encore entreprendre en France ?

Après la revente de LCM en décembre dernier, je m’étais donné du temps pour mener quelques projets personnels et réfléchir sereinement à mes prochains challenges professionnels. Je souhaitais également voir comment évoluaient la crise de la dette européenne et les échéances électorales en France.

Après quelques mois, la question que je me pose n’est plus seulement de savoir quels seraient les meilleurs secteurs pour lancer un nouveau projet, mais, plus fondamentalement, s’il est encore possible d’entreprendre en France.

Précisons que je ne parle pas ici de l’entrepreneur individuel qui souhaite avant tout créer sa propre activité et gagner ainsi sa vie : c’est un projet tout à fait respectable et raisonnable. Je parle de celui qui envisage de créer une entreprise pour en faire rapidement une entreprise de plus 20 salariés.

Dernière précision utile avant de développer mon propos : le format nécessairement court de cet article rend difficile les nuances. Je sais que certains propos peuvent paraître un peu caricaturaux, mon objectif étant avant tout de contibuer au débat sur la difficulté d’entreprendre en France au moment où le nouveau gouvernement doit passer des paroles aux actes. Vous aurez certainement à coeur dans vos commentaires d’apporter les compléments / nuances / démentis qui s’imposent !

Tout est contre les entrepreneurs

Un pays en déclin, sans croissance

D’abord, de façon macroéconomique, la France est un pays en déclin. En n’osant pas s’attaquer aux vrais sujets (flexibilité du travail, compétitivité), les dirigeants politiques nous ont conduit dans une impasse. La consommation à crédit est un modèle dépassé, et la démographie du pays est telle que la croissance doit s’appuyer sur l’exportation. Mais avec un euro trop fort, un coût du travail trop élevé, des entreprises de taille intermédiaire trop fragiles, la France est mal armée pour exporter et le commerce extérieur se dégrade mois après mois.

Quel impact pour l’entrepreneur ? Entreprendre dans un pays en déclin, c’est comme nager à contre-courant. Pour construire une entreprise, l’entrepreneur doit pouvoir s’appuyer sur une base locale forte, ce qui est évidemment plus  difficile quand le pays est en crise. Entreprendre en France aujourd’hui, c’est donc comme nager à contre-courant dans la Manche en pleine tempête !

Compétitivité en berne et code du travail pénalisant

Faute de pouvoir surfer sur la croissance du pays, l’entrepreneur pourrait espérer que les règles fixées par le pays pour qu’il exerce son activité soit encourageantes. Mais malheureusement, l’environnement juridique, social et fiscal est lui aussi hostile. Passons rapidement sur le coût du travail exorbitant. Rappelons simplement que pour qu’un salarié touche 2000€ en net à la fin du mois, l’entreprise paye le double. Les salariés ne touchent pas assez, mais les entreprises payent trop. Parce que la protection sociale pèse sur le travail.

Côté juridique, le Code du Travail est la hantise de l’entrepreneur dont la société grandit. Aujourd’hui, l’entreprise a besoin d’être agile, de pouvoir s’adapter. Mais le Code du Travail est un étau qui se resserre peu à peu sur l’entrepreneur dont l’entreprise se  développe. Au passage de 50 salariés, c’est carrément une vingtaine de nouvelles obligations qui lui tombent sur la tête ! Mais le pire pour moi, c’est la situation en cas de difficultés de l’entreprise : adapter les effectifs est un véritable parcours du combattant. Engager des licenciements économiques est une procédure longue, très technique, qui coûtera au minimum 10 000 € d’avocats, prendra au minimum 4 mois, et de toute façon se finira aux Prud’hommes. Et dans 90% des cas, les tribunaux des Prud’hommes estimeront qu’il n’est pas certain que la situation économique de l’entreprise ait justifié des licenciements. C’est pour moi le pire, car c’est ce qui mène beaucoup d’entreprises au dépôt de bilan, faute pour le dirigeant d’avoir engagé les économies nécessaires quand il avait encore de l’argent pour les financer.

Un pays qui n’aime pas les entrepreneurs

Le pays est en déclin, l’environnement juridique, fiscal et social est hostile. Reste alors la perception que les français peuvent avoir des entrepreneurs. Malheureusement, il n’y a rien à espérer de ce côté-là non plus.

En France, un bon entrepreneur est un entrepreneur mort. Je veux dire que tant que son entreprise reste petite, qu’il ne se rémunère pas ou peu, l’entrepreneur est toléré. C’est juste un mec bizarre qui a suivi une voie étrange en n’étant pas fonctionnaire. Mais qu’il se mette à réussir, que son entreprise grandisse, et il deviendra vite un méchant patron.

Tout le discours politique actuel va dans ce sens. On entend chaque jour parler de telle ou telle nouvelle taxe, qui « ne touchera pas les TPE ». Le message est clair : «entrepreneurs, votre entreprise doit rester petite ». Et même, au-delà du discours, il est faux de dire que les TPE sont épargnées : elles subissent de plein fouet le coup du pouce au SMIC, qui va générer 15 000 chômeurs de plus, elles sont touchées par la hausse des cotisations retraites pour financer la promesse de la retraite à 60 ans, elles voient s’envoler la baisse de charges prévues avec la TVA sociale, etc…

La démagogie de l’imposition à 75% de François Hollande est là aussi un véritable message de guerre à l’attention des entrepreneurs. Bien entendu, le niveau de salaire concerné exclut la quasi-totalité des entrepreneurs, sauf éventuellement au moment de la cession de leur entreprise. A ce propos, attendons de voir ce que nous réserve le gouvernement : face au tollé que cette annonce avait provoqué chez les entrepreneurs, on nous avait expliqué que le montant de la cession ne serait pas soumis aux 75%, puis simplement qu’il serait lissé sur quelques années… Combien ?

Mais si la massue des 75% épargne les entrepreneurs, c’est le message qui est dramatique : « on n’aime pas le succès ». François Hollande avait déjà dit qu’il n’aimait pas les riches (ceux qui gagnent plus de 4000€ par mois avait-il précisé). Maintenant, il nous dit qu’il n’aime simplement pas ceux qui réussissent.

Les financements en fonds propres menacés

Depuis quelques années, de nombreuses start-ups ont pu bénéficier de fonds propres pour se développer, grâce à des investisseurs particuliers, les Business Angels. Ceci pendant que les fonds de capital risque investissaient de moins en moins. Même si certains business angels, dont je fais partie, investissent plus que les montants qu’ils peuvent défiscaliser, il faut reconnaitre que pour une grande part, la défiscalisation est importante.

Le précédent gouvernement a déjà réduit le plafond de défiscalisation de l’investissement dans les PME autorisé, qui est maintenant de 22% pour l’impôts sur le revenu et 50% pour l’ISF. Le nouveau gouvernement prévoirait maintenant de réduire à 25% la réduction d’ISF pour investissement dans les PME. Compte tenu du taux d’échec des entreprises financées, il y a fort à parier qu’avec une réduction aussi faible, grand nombre d’investisseurs préféreront payer leur ISF et cesseront d’investir dans les PME. Cela pourrait avoir un effet dévastateur sur les clubs de business angels : qu’ils perdent la moitié de leurs membres et ils n’auront plus la taille critique pour regrouper suffisamment de membres autour d’un projet à financer. C’est tout l’écosystème de France Angels, qui a mis si longtemps à se construire, qui disparaîtra.

Au delà des business angels, il existe quelques fonds d’entrepreneurs « super business angels », (principalement Jaïna Capital de Marc Simoncini, Kima Venture de Xavier Niel, et Isaï mené par Pierre Kosciusko-Morizet et plusieurs entrepreneurs d’Internet) qui jouent le rôle de locomotive et permettent également d’assurer des seconds tours de table après les business angels. Je ne vois pas comment ces entrepreneurs pourront continuer à investir dans l’économie française avec l’environnement fiscal que le gouvernement nous annonce. D’ailleurs, Marc Simoncini a clairement exprimé les difficultés qu’il rencontrait, en dépit de toute la bonne volonté dont il fait preuve. Je suis convaincu que le jour où Marc Simoncini, qui est un véritable modèle pour grand nombre d’entrepreneurs, jettera l’éponge, l’impact sur l’esprit d’entreprise en France sera énorme.

 

Et pourtant …

Nous arrivons à la partie de l’article dans laquelle je dois dire que « non, finalement, on peut entreprendre en France, et que tout ça n’est pas si grave ».

C’est la partie de l’article où je devrais dire cela…  Mais franchement, j’ai beau chercher des arguments, je ne trouve pas. Si vous en avez, je suis preneur !

Le seul argument éventuellement consiste à dire que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». En effet, celui qui résiste à ce qui précède est probablement bien armé pour développer son entreprise, à l’export notamment. Le fait que Cityvox soit née au coeur de l’explosion de la bulle Internet n’est probablement pas étranger au succès qui a suivi. Mais franchement, c’est un peu court comme argument !

Ce que je sais dire, compte tenu de ce qui précède, c’est quelles sont les conditions pour réussir si l’on est vraiment contraint de rester en France. Ce sont des sujets que je développerai dans un autre article.

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56 commentaires sur Peut-on encore entreprendre en France ?

  • Tellement vrai… Il faut vraiment être motivé aujourd’hui pour monter sa boîte. On est prélevé de partout, je ne pense même pas à embaucher, cela me coûterait bien trop cher. Bref, 100% d’accord avec vous. Le problème, je ne vois pas comment cela pourrait changer avec le gouvernement actuel… A moins que si, j’ai pu lire il me semble qu’ils avaient en tête de réduire l’IS pour les petites entreprises et de l’augmenter pour les grandes… A voir

  • Laurent Censier

    Tout à fait d’accord Bertrand.

    J’ajoute 2 freins à l’envie d’entreprendre: (i) la pression sociale (« tu ne vas pas quitter le confort du salariat ! ») et (ii) le rapport des français à l’échec (« Une chance, mais pas deux »).

    Comme l’a écrit Jules Claretie: « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout. »

  • charles

    Le plus dur c’est souvent pour les plus jeunes qui lisent les entrepreneurs (vous, simonicini et d’autres sur twitter et blog) et qui se rendent compte que l’obstacle devient de plus en plus important.

    On ne sait vraiment pas où l’on va, les dispositions « Fillon » pour les heures sups etc… vont-elles être modifiées, les investissement ISF, la taxation du dividende (très importante pour un gérant qui démarre et veut économiser le RSI)… tout est tellement flou.

    Notre pays n’est plus compétitif et aucun dirigeant n’ose le réformer en profondeur (le précédent comme l’actuel).

    Il faudrait des entrepreneurs aux gouvernements et peut-être prendre des décisions un peu plus radicales en amont car de toute façon on n’y coupera pas… notre modèle est désormais voué à l’échec.

    • Bertrand BIGAY

      Je sais, et j’avoue que ça fait quelques semaines que j’ai écrit ce billet et que j’hésitais à le mettre en ligne, en me disant qu’il n’était pas très encourageant, donc contraire à l’esprit initial de ce blog. C’est l’article de Fleur Pellerin dans les Echos aujourd’hui (« La droite n’a pas le monopole de l’esprit d’entreprise ») qui m’a décidé. Droite ou gauche, franchement, ça n’est pas le sujet. Je me suis autant énervé contre le précédent gouvernement quand il faisait n’importe quoi que contre le gouvernement actuel. Ces dirigeants n’ont qu’une vision politicienne des choses. Il faut qu’ils comprennent qu’on ne peut pas innocemment faire de beaux discours et agir quotidiennement en sens inverse. Du coup, je me suis dit que je devais publier ce billet, pour contribuer modestement au débat.

  • BOUTTAZ

    Et vous avez oublié que par dessus la suspicion du consommateur qui pense que la plupart des petits patrons sont des voleurs pour s’enrichir…Il y a aussi à subir certaines organisations administratives, souvent par délégation de l’état, qui cherchent à gratter dans le fond de vos tiroirs pour savoir s’ils peuvent récupérer quelques sous! ou tout simplement vous faire fermer votre boite!!! C’est ce que l’on tente de me faire en ce moment..
    Il serait très opportun que nos dirigeants, la plupart ENARQUE,connaissent mieux l’entreprise et surtout soient passés par l’entreprise et surtout dans les TPE et PME et non dans des grands groupes…. En France on tue l’entreprise pour mieux la sauver par de grandes annonces médiatiques jusqu’à créer un ministère pour cela.. On marche sur la tête…
    Signé un TPP (Très petit patron)

  • gerome

    « Tout le discours politique actuel va dans ce sens. On entend chaque jour parler de telle ou telle nouvelle taxe, qui « ne touchera pas les TPE ». Le message est clair : «entrepreneurs, votre entreprise doit rester petite ».  »
    - c’est faux, les petites entreprises doivent grossir, sinon elles meurent, c’est la course au profit…

    « Et même, au-delà du discours, il est faux de dire que les TPE sont épargnées : elles subissent de plein fouet le coup du pouce au SMIC, qui va générer 15 000 chômeurs de plus… »
    - j’aimerai qu’on me le démontre ça, et puis on laisse les smicards dans leur mouise c’est ça un état démocratique ? avez-vous une idée de ce que c’est que de gagner 1 096,94 euros par mois (avant la réforme)?

    la protection sociale pèse sur le travail, que préconisez-vous alors? qu’on se soigne avec ses propres moyens quand on gagne un smic par ex ?

    • Bertrand BIGAY

      Je comprends parfaitement la difficulté de vivre avec le SMIC. Mais il reste vrai que pour beaucoup de PME, c’est un frein à l’embauche. Que vaut-il mieux ? Un travail à 1000€ net ou le chomage ? Pour ma part, je n’ai pas d’hésitations.

      En ce qui concerne le transfert des charges sociales liées à la protection sociale, elle n’a pas à être supportée par les entreprises, c’est une hérésie. Il faut la transférer sur une assiette plus large, qui pèsera beaucoup moins mais sur beaucoup plus de revenus. Le gouvernement précédent a tué la TVA sociale en faisant à l’arrache un mois avant les élections une réforme baclée qui aurait dû être faite 5 ans avant. Il ne reste donc maintenant que la CSG, ce qui permettra de toucher tous les revenus, y compris financiers.

  • CLEMENT

    Pas Grave, catastrophique. L’environnement entreprenarial en France devient catastrophique. Aucun point positif si ce n’est la bouffe. De grands groupes ont des usines à construire mais pas en France, l’Allemagne et Le Luxembourg plutôt, c’est pas de la délocalisation mais bien la France qui repousse. A revoir au plus vite tout l’environnement juridico-fiscalo-social mais ce n’est pas au programme, le dernier petit effort à savoir le transfert des charges sociales sur la TVA devant être supprimé au profit de l’augmentation de la flat taxe anti-économique CSG. Et toujours plus de taxes avant de faire du bénéfice, de contraintes anti-concurrentielles, … Le réveil (baisse massif des salaires et des effectifs de la fonction publique en premier) va être très très dur.

  • Non, finalement, on peut entreprendre en France, tout cela est grave et beaucoup le font encore sans pour autant être des fous furieux.

    A titre personnel, je ne compte pas mettre de côté ma casquette d’entrepreneur de si tôt.
    Peut être parce que je n’ai encore que 35 ans et que cela fait 10 ans que comme vous je suis exaspéré par les bâtons de dynamite que lance les gouvernements dans les roues des entrepreneurs.

    Mais avouez tout de même le réel plaisir de savoir que tout cela a le mérite de créer de l’emploi, de la richesse… et que contre vent et marrée, nous allons dans le bons sens!

    Priceless!

    • Bertrand BIGAY

      Bravo Guillaume ! Je sais que la flamme des entrepreneurs est toujours forte et qu’il en faut beaucoup pour l’éteindre. Oui, créer emploi et richesse est un vrai bonheur, jusqu’au jour où, à force de prendre des coups de partout, on fini par se dire qu’on a fait sa part et qu’il faut laisser faire les autres.

  • Pour équilibrer le débat, j’affirme que je ne suis pas d’accord avec cette sinistrose …

    Bien sûr tout n’est pas parfait. Monter sa boîte et la développer, c’est dur et difficile.
    Les taxes, l’administration, les difficultés de financement etc. Tout cela est vrai, je ne le conteste pas.

    Pourtant j’ai travaillé aux US et en France et je constate que l’environnement en France est propice à la création d’entreprise.
    - Dans quel autre pays pouvez vous bénéficier de deux ans de chômage pour créer votre boite ?
    - Dans quel autre pays pouvez vous bénéficier de subvention d’OSEO, du département, de la ville, de l’europe ?
    - Dans quel autre pays pouvez vous bénéficier d’un statut de JEI qui vous permet de ne pas payer d’impôt ou de charges sociales durant plusieurs années ?
    - Dans quel autre pays pouvez vous déduire vos frais de recherche de vos charges sociales par l’intermédiaire du crédit d’impôt recherche ?

    En ce qui concerne, la reconnaissance de l’entrepreneur, les choses changent.
    Regarder autour de vous, vos proches et vos ex-collègues vous envient, les médias s’intéressent de plus en plus à nous et même les politiques s’approprient le sujet.
    Alors c’est vrai, si votre boîte marche vraiment bien, il va falloir passer à la caisse … mais pour démarrer les conditions sont vraiment favorables en France …

    Alors il ne faut pas hésiter, allez y, lancez vous !

    • Les seuls avantages français sont malheureusement en train de disparaitre ou sont difficile à avoir (et ça ne va pas en s’arrangeant).

      * Le JEI ne permet plus que d’avoir 1 an et demi de suppression d’IS au lieu de plusieurs années avant. Et il y a aussi une réduction des avantages sur les charges sociales
      * Ecrire les dossiers d’aide pour le JEI, CIR, OSEO et autres n’est pas à la portée de tout le monde et en se faisant aider le coût avant d’avoir *peut-être* des aides est élevé. Les dossiers pour les aides européennes sont d/une difficulté telle que ce n’est pas adapté à une start-up de quelques personnes.
      *Oui on peut avoir le chômage pendant 2 ans dans certains cas et si on ne gagne pas trop d’argent.

      Mais dans l’ensemble l’accessibilité de ces avantages est très restreinte.

    • Bertrand BIGAY

      Merci pour ces rappels. J’avais effectivement mentionné l’importance de l’aide de Pole Emploi pour créer son entreprise dans un autre billet. C’est un plus indéniable, pour ceux qui peuvent en bénéficier. Pour le reste, je suis assez perplexe, car à chaque fois que je regarde pour aider des entrepreneurs à trouver les bonnes aides, on ne rentre jamais dans la bonne case et les dossiers sont trop difficiles à monter pour une petite entreprise.

      • Nos

        Pour être entrepreneur et avoir déposé des dossiers chez OSEO & CO, il est vrai que lorsqu’on regarde tous les investissements pour obtenir les aides (monopolisation des ressources internes, suivi des dossiers, production des pièces à fournir etc.. etc…). Au final, certaines aides, même il semble être « intéressante » ne se révelent pas « rentables », sans compter que tout le temps passé à monter un dossier, on ne le passe pas à faire du business.

        Et ici, je ne parle pas de l’accessibilité de certaines aides où il faut, avant tout, en avoir perçu d’autres avant d’accéder à celles la.

        Personnellement, je réfléchierai un peu plus la prochaine fois avant de demander des aides.
        Et pour les entrepreneurs qui nous lisent, je vous conseille vivement de vous rapprocher de structure dont c’est le métier de faire des dossiers administratifs de subventions/aides. Vous gagnerez du temps et de l’argent!

        Amicalement

    • Greg42

      Petit rectificatif, ce n’est pas 2 ans de chômage mais 15 mois.

      Les aides n’équilibrent en rien la difficulté croissante à satisfaire notre bureaucratie facétieuse. Même faire une fiche de paye, c’est devenu compliqué, voire infaisable sans une aide logicielle …

      Notre système tue ceux qui souhaitent créer de la richesse, soit disant pour créer moins de pauvreté (cherchez l’erreur …)
      On nous taxe encore et encore pour par exemple renflouer des société qui ne sont plus compétitives — c’est sur que tuer celle qui le sont est une solution pertinante –

      Si je coule, ou plutôt quand je coulerais, s’en sera fini pour moi l’entreprenariat.

      PS: Aux US, on trouve du capital relativement facilement, en France on ne trouve que des maigres aides.

  • Ok. c’est la criiiise: mais pourquoi laisser les pauvres dans la merde ?
    De quel droit vous dites: non, cette crise je ne la paierai pas, je quitte le pays ?

    Ah, si, je sais: vous êtes Riche.
    Et donc, vous êtes, Libre et Affranchi.

    Les pauvres, les autres, nous quoi, on est condamné a crever de cette crise.

    Alors « Bye Bye » ! et surtout, ne revenez pas dans 6 mois et 1 jour, comme vos petits camarades.

    PS: Et n’oubliez pas de rendre tout ce que la France vous a donner, avant de partir: Ecole, Santé, Sécurité, Liberté, etc… des babioles de fainéant en somme :-) )

    • Bertrand BIGAY

      Ah, voilà un commentaire comme je les aime, tout en nuances constructives. Mais bien représentatif de la façon dont on voit les entrepreneurs.
      Alors non, monsieur, je n’ai pas dit que je souhaitais quitter le pays. Un certain nombre de français le font pour créer leur entreprise dans de meilleures conditions, ou, pire encore à mon goût, un grand nombre de jeunes diplômés formés en France et qui partent travailler à l’étranger car ils pensent qu’ils réussiront mieux. Quel gâchis !
      Pour ma part, je partirai pas. Si j’avais voulu le faire, j’aurais pu le faire lors de la vente de Cityvox, et effectivement, économiser pas mal d’impôts que j’ai payés sans regrets, reconnaissant ce que le pays m’avait apporté.
      En revanche, je ne pense plus créer d’entreprise. Au cours des 10 dernières années, mes entreprises ont donné leur chance à plus de 200 jeunes qui ont trouvé ainsi leur premier poste. J’ai sauvé du dépôt de bilan deux entreprises d’environ 50 salariés chacune. Mais aujourd’hui, à force de me battre contre l’environnement hostile créé dans mon propre pays, je n’ai plus envie.
      Il y a de très beau projets à développer en tant que salarié, et je pense que cela correspond mieux à mon envie du moment. J’ai la chance de ne pas avoir de soucis pour trouver de beaux projets. Mais il faut se rappeler que s’il n’y a plus d’entrepreneurs pour créer des entreprises, il n’y aura plus de création d’emplois. Car on sait que ce n’est pas les grands groupes qui créent de l’emploi.

  • Sylvain

    Bonjour

    Sur le déclinisme, rien à dire, si ce n’est que les tendances générales à long terme sont bien identifiées, pour peu qu’on sorte le nez de la presse économique, toujours en pointe pour prédire la météo de la veille.

    « Passons rapidement sur le coût du travail exorbitant »
    « [...]la protection sociale pèse sur le travail »
    Consternant.
    Consternant parce qu’une fois encore, certains entrepreneurs ne trouvent pas mieux à faire que de geindre quand ils s’aperçoivent qu’ils ne peuvent avoir le beurre et l’argent du beurre.

    Tout n’est pas rose, certes, mais le fait que vous voyiez la protection sociale et les impôts français comme un centre de coût _exorbitant_ est signe d’un énorme manque de recul de votre part.

    La sécurité sociale coûte cher, mais elle VOUS rapporte aussi beaucoup.
    Avez-vous calculé combien ce que _vous_ coûte un salarié grippé qui vient travailler pour ne pas perdre 5 jours de salaires, contaminant ainsi 10 autres salariés ? Avez-vous calculé ce que coûte en productivité perdue un salarié qui est obligé de prendre un second emploi pour payer les soins d’un proche ?

    An France, on a la sécu, ce n’est pas donné, mais c’est un gain pour le salarié ET l’employeur.
    Aux US (où le débat en la matière est vivace), ils n’ont que des assurances privées qui protègent mal et coutent cher (coût 2 fois supérieur, à protection équivalente). Au final, ça augmente le coût du travail, comme la comparaison des salaires US/FR le montre.

    C’est pareil pour la retraite, le chômage, l’éducation primaire et supérieure, les services publics, ou ce TGV qui vous permet de faire des réunions de travail _productives_ pendant que vous allez et revenez d’un rendez-vous avec un investisseur. Vous refusez de les voir, mais les bénéfices pour vous sont tangibles. Les charges et taxes que vous payez ne sont pas jetées dans un puis sans fond.
    Et le droit du travail protège aussi les entreprises.

    La France est un pays à hautes taxes et hauts services.
    Pour les pays à basses taxes et bas services, je vous conseille le Mexique, le Vietnam et la Somalie.
    Pour les pays à basses taxes et hauts services, je vous conseille le Père-Nöel.

    Le point principal à améliorer en France serait surtout d’arrêter de changer les taxes/lois tous les 4 matins. De la visibilité à moyen terme serait la bienvenue, et pas que pour les entrepreneurs.

    La reconnaissance, c’est comme tout, elle se mérite. Et elle doit être réciproque. Si les salariés en France recevez plus de reconnaissance la caricature « du méchant patron » serait assurément moins vivace.
    Bref, créez un cadre de travail agréable, payez vos salariés correctement, payez-vous raisonnablement, servez bien vos clients et vous serez reconnu.

    Quant aux investisseurs …, vous pensez, et je suis d’accord avec vous, qu’il est plus satisfaisant pour un citoyen de travailler que d’être au chômage (même si cela rapporte autant). Question de satisfaction intellectuelle, de « servir à quelque chose ».
    De la même manière, ne pensez-vous pas que vos camarades aisés continueront à investir dans des entreprises, à participer à des challenges intéressants, plutôt que de devenir des rentiers ?

    S. (salarié d’une boite 4 personnes, heureux ET reconnaissant)

  • mmathieum

    Je suis d’accord qu’il faut aider les entrepreneurs et les PME mais quand l’entreprise grossi suffisamment pour payer son patron plus d’1000000€ par an, je trouve normal que les revenus au delà d’1000000€ soient taxés à 75%. Sinon comment on finance le système social si « les riches » ne payent pas pour « les pauvres » ? On peut vouloir vivre dans un pays où c’est « chacun pour sa gueule » mais dans ce cas là, il ne faut pas vivre en France.
    Comme pour toute création d’entreprise, il faut étudier le marché et si le marché français n’est pas propice en ce moment, il faut viser une autre clientèle.

    • Bertrand BIGAY

      Merci Mathieu. Mon problème avec les 75%, ça n’est pas la taxation du salaire du PDG, car je doute qu’un dirigeant de PME puisse se payer un salaire de ce type, même quand son entreprise s’est bien développée. Le sujet, c’est la cession de l’entreprise. Prenons le cas de quelqu’un qui a créé sa boite, l’a développé pendant une dizaine d’années, en ne se payant pas ou peu parfois, et fini par la vendre car il ne peut plus la développer seul : aujourd’hui, il va payer 35% d’impôt sur la plus value. Demain, 75% ? Ces 75% sont totalement décourageants et, face au risque pris et au manque à gagner par rapport à un poste de salarié, il n’y aurait plus de raison de se lancer dans la création d’entreprise. Le gouvernement semble le savoir, et a dit qu’il faudrait régler le sujet. OK, mais qu’attendent t’ils pour clarifier ce projet ? Je ne comprends pas comment des gens intelligents laissent un flou aussi important se développer sur un sujet susceptible de décourager les entrepreneurs. Si on vous dit que si vous réussissez après avoir pris tous les risques vous devrez payer 75% d’impôts, vous vous lancez ? Moi non.

      • Merci pour ses précisions.

      • Syvain

        Bonjour

        Si le dirigeant d’une PME utilise une personne morale (ex. une EURL) pour récolter les produits de session, ce problème n’existe pas.
        Cette structure intermédiaire lui permet d’investir dans d’autres sociétés et/ou de se verser un salaire bien en dessous du seuil des 75%. C’est une façon d’étaler une grosse rentrée. Au passage, ça met les revenus du capital (jusqu’ici anormalement peu imposés) sur un pied d’égalité avec les revenus salariaux (qui sont eux sur-imposés).

        C’est d’ailleurs ce genre de dispositif de lissage qu’il faudra généraliser pour les entrepreneurs et les sportifs (qui font des carrières courtes avec des gros salaires) si on veut pouvoir mettre en place un salaire maximum en France, c’est à dire au seuil de revenu _personnel_ annuel (chiffre invoqué en général 15-20 SMIC, soit 250 à 350k€ bruts annuels) au delà duquel le taux marginal d’impôt sur le revenu passe à 100%.

        C’est la disparités des revenus personnels qui pose problème et qui est extrêmement corrosive pour le tissus social. A part les purs idéologues, personne ne grince des dents à l’idée qu’un entrepreneur ayant fait « un bon coup » puisse réinvestir dans d’autre sociétés :)

        S.

  • Bonjour,
    Je partage ce triste constat et un déclin qui s’accélère. Parallèlement l’entrepreneur mal considéré se débat dans des dispositifs légaux de plus en plus lourds à gérer. Le consensus « social » tend à culpabiliser le créateur de valeur qui reste le seul à prendre des risques. Ce mouvement tire ainsi tout le monde vers le bas et les entrepreneurs ne peuvent plus partager sereinement les risques en embauchant simplement d’où la myriade de micro-entreprises alors que l’on sait que les ETI créent le plus de richesse dans le pays. C’est comme dans le spectacle, il n’y aura bientôt plus que des « one man show » et l’objectif de devenir une ETI sera un doux rêve. Mobilisons nous pour que l’Etat même de gauche libère les énergies. Comme vous je pense que cela doit passer par des jeunes entrepreneurs et par l’innovation. Rejoignez nous au sein du Synnov (Syndicat de l’innovation technologique), espace d’expression politique créé par des entrepreneurs, http://www.synnov.org. Bien cordialement, Jean-Pierre

    • Syvain

      « Parallèlement l’entrepreneur mal considéré se débat dans des dispositifs légaux de plus en plus lourds à gérer. Le consensus « social » tend à culpabiliser le créateur de valeur qui reste le seul à prendre des risques. »

      Quand je lis ça, je crois comprendre :
      – que l’entrepreneur est le seul créateur de valeur
      – que l’entrepreneur est le seul à prendre des risques
      Si c’est effectivement ce que vous affirmez, je suis en total désaccord.
      Ce n’est pas en niant le rôle des salariés que les entrepreneurs feront avancer leur cause.

      Un salarié qui rejoint une jeune entreprise prend des risques (période d’essai, déménagement, changement de branche prof, non-reconnaissance des compétences acquises) et minore généralement son salaire, ce qui dans la situation de précarité généralisée des travailleurs français est un risque supplémentaire. Quand on connait le taux de défaillance à 5 ans, celui qui a un crédit sur le dos c’est normal qu’il passe son tour.
      En contrepartie, si la boite réussit il n’a le droit à rien. Alors dans les faits, en cas de revente, il va peut-être avoir un 13e mois, et une augmentation … youpi.
      Faudrait peut-être balayer devant sa porte avant de se plaindre du « consensus social ».
      L’ingratitude de ceux qui réussissent (je suis LE créateur de valeur = je garde tout pour moi) et le « management à la française » sont des raisons _objectives_ pour lesquelles les Français ne portent pas les entrepreneurs dans leur cœur.

      Comment on avance quand les seules voix qu’on entend, face aux idéologues qui braillent « patrons = méchants », c’est les sociopathes du MEDEF et des petits entrepreneurs qui braillent « impôts = pas bien, salariés = flemmards » ?
      Comment on avance ?

  • Jeremie

    J’ai démarré un projet en France que j’ai ensuite rapidement délocalisé aux US (San Francisco). L’équation est simple. Pour développer une entreprise (pour ma part dans l’industrie du web), il y a plusieurs facteurs qui sont indispensable pour réussir:
    - des investisseurs réactifs et qui connaissent l’industrie
    - de la souplesse dans le fonctionnement (embauches, licenciements, procédures)
    - un écosystème favorable (j’entends pas là culture, présence d’autres entreprises importantes et autres entrepreneurs)

    Malheureusement en France il y a très peu d’investisseurs et lever des fonds peut prendre 6 mois à 1 an de négociations (qui sait ce que sera le web dans 6 mois?) . HEU-REU-SE-MENT que Jaina, Kima et ISAI existent car sinon cela serait un désert.
    La souplesse on oublie, quand une boite a des difficultés elle ne doit pas attendre des mois pour licencier, cela doit être immédiat. Dans le sens des embauches c’est la même chose. Si vous voulez débaucher un salarié, celui-ci a souvent 2 à 3 mois de préavis!
    Quant à l’écosystème il est aussi très limité. Si je parle du web, combien d’entreprises françaises ont aujourd’hui un rayonnement mondial?

    Faut arrêter avec le couplet habituel des super infrastructures etc… 2 fois sur 3 où je prends le TGV pour un RDV il est en retard. Et plus globalement, ce ne sont pas les infrastructures et les services publics qui mettent du cash en banque pour développer son entreprise.

    Bref je ne vois pas d’issue et mon avis (peut-être trop pessimiste) est que cette situation va perdurer longtemps, très longtemps, et que les jeunes diplômés aujourd’hui n’hésitent plus à aller se vendre partout dans le monde. La France va rester le pays où tout le monde va au mois d’aout pour les vacances, et pas plus.

  • f1oren

    En préambule, et je suis surpris de ne pas le lire dans cet article, il faut reconnaître que la société française à la différence de la société américaine ne valorise pas l’initiative individuelle, la création d’entreprise, l’entrepreneuriat. Plus précisément la société française ne donne pas le droit à l’échec, nécessaire pour tenter l’aventure. Alors qu’aux USA il n’y a rien d’anormal à lancer un boîte, qu’elle ferme, et d’en relancer une autre. En France une boîte qui coule c’est un échec cuisant que la société juge sévèrement et dont il est difficile de se relever (financement bancaire, jugement moral etc). C’est pour ça aussi que si peu de nos têtes « bien faites » (X, Polytechnique, Mines etc) préfèrent la fonction publique ou le (haut) salariat. De fait on est aussi une société du diplôme et non de la compétence ou du challenge. En France on aime mettre les gens dans des cases et il est très difficile d’en sortir. On préfère un incompétent diplômé que donner ça chance à quelqu’un de motiver. C’est sans doute en rapport avec l’incompréhension totale qui est la nôtre du management (en France les postes de management sont occupés comme si un chercheur était forcément un bon professeur sans reconnaître qu’il s’agit d’un vrai métier).

    Je me permettrai pas d’avoir un avis général sur la situation des entrepreneurs en France (complexité des procédures etc) mais par contre je ne peux m’empêcher de relever l’inexactitude ou le raccourci de certains arguments :

    « Rappelons simplement que pour qu’un salarié touche 2000€ en net à la fin du mois, l’entreprise paye le double. Les salariés ne touchent pas assez, mais les entreprises payent trop. Parce que la protection sociale pèse sur le travail. »

    Il serait bon de rappeler ce qu’il y a derrière l’expression « protection sociale » : maladie, vieillesse, invalidité, chômage, charges de famille. Personnellement je ne souhaite qu’en arrivant aux urgences la 1ère chose que l’on me demande soit ma carte de crédit et ma mutuelle. Non parce parce la protection sociale en moins qu’aurait le salarié en raison d’une baisse des charges, il faudra soit qu’il la paie de sa poche soit qu’il fasse un trait dessus. Ça n’empêche évidemment pas de s’interroger sur la bonne gestion du système actuel.

    Tenter de justifier que les français n’aiment les entrepreneurs en raison du discours politique sur telle ou telle taxe « qui ne touchera pas les TPE » est d’une part sans rapport et d’autre par un total contresens. Le discours politique actuel est justement de favoriser les TPE parce que 1/ c’est là que se trouve les relais de croissance possible (innovation, réactivité etc) et 2/que les grandes entreprises contrairement aux TPE bénéficient actuellement de montages financiers et fiscaux leur permettant de payer beaucoup moins de taxes que les TPE et PME ! La force de l’économie allemande par ex réside dans la vivacité de ces TPE et PME.

    « La démagogie de l’imposition à 75% de François Hollande est là aussi un véritable message de guerre à l’attention des entrepreneurs. Bien entendu, le niveau de salaire concerné exclut la quasi-totalité des entrepreneurs, sauf éventuellement au moment de la cession de leur entreprise. »

    ok ok donc un « message de guerre » qui en réalité ne concerne (quasiment) aucun entrepreneur ?

    « c’est le message qui est dramatique : « on n’aime pas le succès ». François Hollande avait déjà dit qu’il n’aimait pas les riches (ceux qui gagnent plus de 4000€ par mois avait-il précisé). »

    l’argument du Hollande à 4000€ c’est du réchauffé pas frais, précisons que c’est du net, par part fiscale (donc en tenant compte de la constitution du foyer), en clair ça concerne moins de 5% de la population… Donc sans savoir si on appelle ça riche ou pas, ça concerne bien objectivement une minorité privilégiée.

    « il y a fort à parier qu’avec une réduction aussi faible, grand nombre d’investisseurs préféreront payer leur ISF et cesseront d’investir dans les PME » c’est une particularité du capitalisme à la française, on veut les bénefs mais avec un maximum de parachute de l’État.

    Sans oublier un curieux paradoxe, la richesse générée en France ne cesse, malgré la crise,d’augmenter et cela au profit des seuls plus riches qui le sont toujours plus (et qui ne sont pas forcément entrepreneur je suis d’accord mais cela explique aussi sans doute le clivage de la société).

  • guikkom

    Bonjour,
    à mon avis l’évolution de l’écosystème économique français (explosion du nombre d’EI) oblige aussi les plus grosses entreprises à changer leur mode de fonctionnement :
    plus de sous-traitance et d’externalisation des tâches qui ne relève pas du coeur de métier de l’entreprise.
    C’est sûrement une caricature idéaliste mais si l’on recrute moins et qu’il y a plus d’EI et de TPE, il devrait y avoir plus de monde dans l’opinion public qui prend conscience de ce que signifie réellement créer et faire vivre une entreprise.
    Si évolution de l’opinion public il y a, évolution des politiques il y aura ! :)

  • Nicolas

    Je suis finalement assez peu d’accords avec vous.
    Certes, en ce moment, l’instabilité fiscale atteint des sommets mais la France a toujours été ainsi.
    Certes, on a des charges écrasantes, mais c’était le cas il y a 5 ans… 10 ans…
    On m’a toujours appris qu’une crise était une opportunité : c’était le moment de lancer un produit ou un service différent. Depuis, j’en suis resté persuadé. Ma boite lance des produits et services à contre-courant, même parfois quand on annonce la mort dudit marché. Ca devient même plutôt facile, la concurrence abandonne, le marché devient une niche, mais vous récupérez 100% de cette niche.

    Ma boite n’a jamais fait d’aussi bon CA et de taux de croissance depuis trois ans… 2009… Là où la « crise » a (re)commencé (2008, c’était financier).

    Donc, pour moi, rien ne change depuis 10 ans (l’âge de mon entreprise). Les charges sont toujours lourdes, on a des périodes de croissance et de frein, il faut se renouveler régulièrement, etc.
    Clairement, le métier d’entrepreneur est dur, mais c’est une conviction. Une façon de voir le monde. On prend des risques, on ne sait pas combien on gagnera l’année prochaine.
    Si vous cherchez la facilité et la vision à long terme, devenez salarié, pas entrepreneur. Si vous pleurez à chaque crise, n’investissez pas.
    (quand je dis « vous », je ne cible pas l’auteur, mais les entrepreneurs frileux en général).

    Je n’ai jamais attendu quoique ce soit de l’état ou d’une institution. Il ne faut pas. On parle d’endettement ? Qui s’est endetté ? Des institutions ou des personnes qui attendaient quelque chose du système.
    Ne vous endettez pas, auto-financez vous, et vous n’aurez plus à vous soucier de ce genre de problème.
    Ca semble facile mais c’est ce que j’ai toujours fait. Mon banquier n’aime pas trop d’ailleurs. C’est forcément plus long, on croit mais on manque de FDR au début, mais après, ca va tout seul.

    Enfin, si on commence à se plaindre des clients, des gens qui nous critiquent ou qui nous voit comme le mal incarné… On jalouse toujours quelqu’un… Qu’on soit postier ou entrepreneur. Là aussi donc, faites ce qui vous semble juste et vous aurez votre conscience pour vous.

  • Bonjour,

    Je vous propose deux arguments favorables pour vous aider à terminer votre article :
    - les aides OSEO + le statut JEI + le crédit impôt recherche
    - les assedics : payé 18 mois pour monter sa boîte, peu de pays offrent ça

    Sans compter l’état qui subventionne significativement le capital risque à la fois avec les FIP et les FCPI mais aussi avec les CDC qui soutient TOUS les FCPR en France. C’est certes instable mais c’est bien là. Et les allemands, italiens, suisses, espagnols, portugais, etc. ne peuvent pas en dire autant.

    C’est quand même pas si mal pour un pays où on aime pas les entrepreneurs ;)

    Très bon article !

  • Très bon article. Je suis pas entrepreneur mais auto-entrepreneur.
    J’espère ne jamais connaitre se genre de problème, en tout cas, je ne voyais pas le monde de l’entreprise comme ça.

    En tout encore bravo et merci pour cet article.

    Cordialement.

  • Bernard Daurensan

    Si vous permettez à un vieux (69 Ans bientôt) d’intervenir dans le débat… En 1981 on oublie de dire que l’une des raisons pour lesquelles VGA s’est vu détrôner par F Miterrand c’est qu’il a été à l’origine d’une fantastique explosion des charges sociales dans les entreprises. A l’époque j’étais entrepreneur et j’en sais quelque chose. Ceci étant je suis consterné de voir nos jeunes et brillants entrepreneurs se répandre partout pour pleurer sur leur pauvre sort (il suffit d’écouter BFM par exemple… Arrêtons ça bravo pour votre esprit d’entreprise je suis toujours plein d’admiration pour les patrons que j’accompagne comme conseil, mais eux ils se battent on ne les entend pas et ils font comme ils peuvent pour créer de la richesse.Par ailleurs attention tous les pays du monde sont en train de tuer de la valeur en créant de la valeur fictive générée par la dette avant de partir choisissez bien votre pays d’accueil….

  • Je ne comprends pas l’objectif de cet article.
    Si c’est pour dire qu’en France : « on peut rien faire », il y a deux solutions :
    - Partir directement à l’étranger et par respect, éviter de décourager les futurs entrepreneurs
    - S’adresser aux bonnes personnes et faire du lobbying au bon moment, au bon endroit, pour que les choses évoluent favorablement

    Ce post, à part toucher les éventuels entrepreneurs (plus nombreux que les réels entrepreneurs, au passage) et les décourager, ne fait pas évoluer les mentalités mais les opposent une fois de plus.

    J’ai l’impression de retrouver un énième mécontent du système comme à peu près 90% des travailleurs actifs.

    Nous avons des forces et des faiblesses, il faut donc encourager nos futurs entrepreneurs à profiter de ces forces et de ces opportunités pour créer de la valeur et de nouvelles valeurs.

    Amicalement,

  • Bonjour Bertrand, Merci pour cet article très intéressant. Comme je viens de créer une startup web (inscription au RCS le 27 juin donc c’est tout frais..) avec 2 autres associés, je vous propose de tenter d’illustrer et de contrebalancer certains de vos propos ici avec mon expérience personnelle:

    Les gros moins:

    * Forme juridique: Le droit français réserve des surprises de taille pour un entrepreneur. Nous avons créé une SAS et avons constaté avec dépit qu’il est impossible de séparer capital numéraire et répartition des parts sociales. Le résultat est que nous avons passé des heures avec nos deux avocats (pourtant des spécialistes reconnus du droit des affaires!) à tenter d’imaginer des solutions de contournements sans succès. Résultat nous aboutissons à un bricolage de transfert de parts post création. Pas très efficace tous ça! Pas étonnant que Richard Branson fasse de la pub en France pour la facilité de création d’une société au Royaume-Uni!

    * Dispositifs d’aide à la création: Mon dieu! Il existe des dispositifs d’aide mais leur compréhension est quasi impossible! Visiblement, les différents gouvernements et organismes décentralisés y sont tous allés de leur mesure et le résultat est un empilage de dispositifs tous plus complexes les uns que les autres. Si vous n’avez pas fait l’ENA ce n’est pas la peine d’essayer de les comprendre.

    * Commerce international: Ce cas illustre le fait que la France est un pays replié sur lui-même… Voici notre cas; il est simple: Nous voulons faire payer par carte Bancaire en USD, GBP et € nos clients en fonction de leur zone géographique. Besoin somme toute relativement simple si on veut dès le départ de la société toucher le marché mondial du web (pourquoi s’en priver?)… Les réponses obtenus des différents établissements bancaires laissent sans voix. Petit florilège:

    - « Vous étes une société française donc vous ne pouvez faire du commerce qu’en Euro…c’est comme ça… » (allez dire ça à des américains qui veulent payer avec leur Diner’s card ou Amex…)

    - « Ouh là.. on ne l’a jamais ça… il faut que j’appelle le siège » (siège qui ne rappelle jamais…).

    - « Ah non ça on ne sait pas faire… » (véridique!!)

    Les gros plus:

    - Le dispositif ACCRE pour les demandeurs d’emploi. Simple à comprendre. De plus Pôle Emploi propose une formation d’une journée pour bien en faire le tour. Parfait. Qui sont les autres pays au monde qui maintiennent des allocations chômage à leurs citoyens qui entreprennent?

    - Abattement des charges sociales pour les demandeurs d’emploi: Là aussi procédure simple et efficace notamment avec le site du CFE qui guide véritablement la personne à travers le dossier. Rien à dire.

    - OSEO: Mon expérience personnelle est extrêmement positive. Une chargée d’affaire compétente qui investit le temps nécessaire pour comprendre votre projet et un processus de décision ultra rapide et optimisé (décision prise directement par la N+1 de notre chargée d’affaire). OSEO est un véritable atout pour notre pays. Mais qui le sait-il vraiment?

    Je pourrai étayer mon propos avec d’autres exemples mais voici ma conclusion qui n’est peut-être pas très optimiste:

    Aujourd’hui, je ne vois pas comment un entrepreneur qui n’a pas une formation en droit des affaires et en compta (c’est mon cas) peut s’en sortir.

    Sans la compréhension des dispositifs gouvernementaux et des organismes régionaux, de la loi et des règles fiscales, la création d’une société devient quasi-impossible, même en s’entourant d’une équipe de spécialistes qui coûtera très cher.

    Si le gouvernement veut créer de l’emploi en France, il faut simplifier toute cette procédure:

    - Simplification du droit des sociétés
    - Regroupement des aides sous une seule bannière simple à attribuer avec un processus de candidature unifié
    - Faire comprendre aux établissements bancaires que le développement à l’international est la seule voie de croissance et d’espoir pour les nouveaux entrepreneurs et qu’ils doivent fournir les produits adaptés prêt à l’emploi!
    - Coût du travail: Quand une société nouvellement créée (< 3ans) embauche celle-ci devrait pouvoir bénéficier automatiquement d’allègements sur les cotisations sociales avec un barème d'application simple et efficace.

    A bientôt,

    Frédéric

    • Bertrand BIGAY

      Merci pour ce témoignage et ces propositions que je partage clairement. A la lecture de tous vos commentaires, j’en viens à rêver que nos nouveaux ministres prennent quelques minutes pour les parcourir. Qui sait ?

  • Bonjour Bertrand,

    J’aimerais apporter ma petite pierre coopérative à cette discussion. L’opposition entre salariat et entrepreneur n’est pas une fatalité : j’ai rejoint une coopérative d’activité et d’emploi il y a 3 ans, ou j’ai le statut hybride de entrepreneur-salarié.

    Je suis complétement indépendant et doit faire grossir mon activité, et en même temps je me paye un salaire que je dégage de mon CA. Je paye donc les charges employeur et les charges salariés. Je côtise à la SECU, au chômage, à l’urssaf… comme le ferait un patron ET un salarié.

    J’assume donc une part de risque importante, raisonnable car je bénéficie du filet de sécurité du modèle social français, qui certe est coûteux, mais permet de ne pas remettre en question sa vie personnelle si mon activité venait à subir un fort ralentissement. Par exemple, j’ai pu m’acheter un appartement sans que la banque ne pose de question, étant en mesure de lui montrer un CDI et des feuilles de salaire.

    Dans une coopérative, on peut être plusieurs : on est donc plusieurs patrons et aussi plusieurs salariés. On partage les risques, et les gains. La valeur créée par l’entreprise est uniformément répartie entre les porteurs de projets, et ceux qui sont meilleurs à éxécuter. On ne fait pas de distinction entre ceux qui pensent, et ce qui font.

    Sans dire que ce mode est meilleur ou moins bon, en tout cas il est adapté au modèle social français, à ce qu’attendent les banques et les institutions. C’est un modèle qui permet de créer de l’activité, de la valeur, et aussi dans une certaine mesure de l’innovation.

    L’optique est légèrement différente : on ne créé par une coopérative pour créer de la valeur et in-fine revendre, mais pour créer une activité et la pérenniser, tout en en vivant confortablement le temps ou est salarié de l’entreprise. Quand on quitte une coopérative… on en créé une autre !

    • Bertrand BIGAY

      Merci pour ce témoignage intéressant. J’avoue que je connais mal cette forme d’entreprise, dont on ne parle malheureusement souvent que pour des projets de reprise par des salariés d’activités en situation désespérée (SeaFrance, Fralib, etc…), et qui de ce fait, ne voient jamais le jour. Un sujet à creuser !

  • Albert

    Bonjour Bertrand,

    Je découvre votre billet par la voie magique des liens que des « amis » partagent ici où là.

    Je parcourais les commentaires en me disant « mais c’est incroyable, ces entrepreneurs ne semblent connaître qu’une facette de l’entreprenariat », jusqu’au moment où j’ai vu apparaître le mot « coopérative » dans un commentaire.

    Entre 18 et 35 ans j’ai grandi dans le modèle de l’entreprise « classique », puis les rencontres, l’envie de comprendre d’autres modèles m’ont permis d’aller à la rencontre d’entreprises d’une autre forme. Des entreprises où comme le dit Sébastien Sacard le but 1er n’est pas de créer une valeur mais de rendre un service, combler un besoin.

    C’est ce fameux secteur de l’ESS avec son organisation parallèle : des CRESS et non des CCI. Ici les clubs de business angels sont des Cigales et OSEO s’appelle La NEF (je schématise mais c’est presque ça)

    2 mondes parallèles qui auraient sans doute beaucoup à gagner mieux se connaître mutuellement. Le problème c’est que bien souvent les acteurs majeurs de ces mondes regardent l’autre avec moquerie, dédain ou sarcasme.
    Pour l’entrepreneur social, l’entreprise classique c’est le diable, la quête au profit maximal et le chacun pour soi.
    Pour l’entrepreneur classique, l’entreprise sociale c’est bon pour les asso, uniquement dédié pour les services aux personnes, et rempli de gauchos frustrés.

    Je suis persuadé que la France pourrait être le terrain d’une voie médiane.
    L’esprit d’entreprise, d’indépendance est fort dans l’hexagone (il suffit de voir le succès du statut d’auto-entrepreneur)
    La quête de sens est également une valeur forte pour beaucoup (oui, je veux bien travailler dur, mais je veux savoir pourquoi, et pas juste pour de l’argent)

    Dans ma recherche j’ai identifié deux initiatives qui cherchent à réconcilier ces deux mondes :
    Le réseau entrepreneurs d’avenir

    – Le livre de Jérôme Henry : « l’économie humaine »

    Un mot au sujet des coopératives :
    Il faut bien distinguer les coopératives de production (comme Sea France ou Fralib) des coopératives d’emploi et d’activité (dont parle Sébastien Sacard) :

    La question que l’on peut se poser c’est : pourquoi avoir créé le statut d’auto-entrepreneur au lieu de promouvoir et développer les coopératives d’emploi et d’activité…

    Et concernant « la crise » j’avais envie de partager cette citation avec vous :
    « la crise consiste précisément dans le fait que l’Ancien se meurt, tandis que le Nouveau ne peut naître : dans cet inter-règne, une grande variété de symptômes morbides apparaissent. » (Antonio Gramsci)

    • AGLR

      Bonjour Albert,
      Merci pour ton Commentaire équilibrant et vivifiant. Vraiment. Et pour cette citation d’Antonio Gramsci. Je pense cependant – et tant mieux si j’ai tord – que le ‘Nouveau’ à naître ne naîtra pas en France pour poléniser gentiment le reste du monde quand nous aurons trouvé la formule qui nous va bien et nous donne raison. Car ce ‘reste du monde’ justement, il a lui aussi sacrément du génie d’une part, et d’autre part un rythme, une vitesse, qui à la manière d’une force centrifuge renvoie nos jérémiades et nos spasmes français à l’hyper-périphérie du monde… Tout ça c’est bien, mais on n’est pas du tout dans le rythme.

  • AGLR

    Tout ceci n’est à mon sens qu’assez peu technique en réalité, mais pose la question des VALEURS. Et collectivement, majoritairement, les français ont décidé qu’ils n’avaient pas pour valeurs l’initiative, la responsabilité, ni le mérite. On pourra ensuite discuter de la démocratie, pour peut-être dire qu’elle est malade d’elle-même, ou pas. Mais bon, simplifions et supposons qu’on a les dirigeants que l’on mérite et que donc la démocratie va super bien, qu’elle n’est pas devenue l’ennemie de la res publica…

    De là, c’est ensuite la question de la LIBERTÉ INDIVIDUELLE qui est posée, et de ce que l’on peut faire de sa liberté. Les minoritaires, on doit pouvoir dire les ‘actifs non-salariés’ (entrepreneurs, prof. libérales et commerçants) ont-ils le droit de dire leur désaccord et pour les plus déterminés d’entre eux de le manifester en quittant le navire qui coule à pic ? Mon avis personnel est qu’ils en ont le devoir intime. Quitter la France est pour moi la seule expression possible et raisonnable du droit de résistance à l’oppression (art. 2 Décl. des Droits de l’Homme). Cela s’appelle aussi – autre point de vue possible – l’instinct de survie. Il faut s’être fidèle et ne pas renoncer à la liberté d’être l’entrepreneur de sa vie. Face à une nouvelle révocation de l’Edit de Nantes, ceux qui en ont la liberté et l’énergie doivent fuir la persécution, sauver leur peau et faire grandir leurs enfants là où l’on trouve plus d’espérance. Non pas là où l’herbe est plus verte, mais là où le délire auto-destructeur n’est pas aussi fort. Le système éducatif français a cette grande particularité – mondiale – de créer des esprits critiques et frondeurs. Prétendre, comme je l’ai lu quelque part ci-dessus, que nous devons à notre pays d’y périr aux cotés de ceux qui espèrent vivre indéfiniment sur une bête maintenue mourante, ce n’est pas aimer la France ou lui rendre ce qu’elle nous a donné, c’est la méconnaître, la mépriser et l’accaparer. Nous en arrivons au stade où aimer la France et garder quelque espoir pour son génie, c’est la protéger d’elle-même en la conservant hors d’atteinte de ceux qui y en ont pris possession depuis des années.

    Il y a 15 à 20.000 français à Shanghai actuellement, la moitié d’entre eux suffit à me donner plus d’espoir pour la France que nos 15 millions de fonctionnaires réunis.

    • Syvain

      Ah, vanter la liberté individuelle et l’entrepreneuriat courageux … qui s’exporte en Chine.
      C’est sûr que quand on peut faire porter toutes les externalités négatives sur la population (pollution, asservissement, aucun droit à l’action collective, etc.) le potentiel de croissance est grand.

  • Bonjour à tous et merci à (presque) tous pour les commentaires complémentaires à l’article.

    Je vais poser un commentaire sur l’avis d’un jeune diplômé (double cursus bac +5) qui aimerait devenir entrepreneur.
    Je vous avoue direct que le billet mais surtout les commentaires m’ont refroidi, donné d’envie d’ailleurs, j’ai même versé ma petite larme.
    Pourquoi ? C’est simple :
    - m’imaginer travailler pendant quelques années pour savoir qu’à la cession de mon entreprise on me prendra peut être 75%. Savoir qu’il y a à peine 6 mois on ne prenait que 35% c’est quand même assez incroyable. Par exemple, si on vend l’entreprise 1 000 000€ il nous reste 250 000€ contre 650 000€ avant. Pourquoi je me forcerai à batailler pour au final avoir plus de stresse et moins de mérite ?

    - la vision des gens des entrepreneurs fait extrêmement peur. Quand je vois le commentaire idiot de Logicos… J’ai envie de partir loin. Si possible ne jamais rencontrer une personne comme ça. Surtout de ne JAMAIS engager une personne comme elle. Un entrepreneur qui créé de la richesse et des EMPLOIS ne devraient jamais avoir à entendre des stupidités comme ça.

    - Entendre les même arguments encore et toujours :
    on vous a donné l’éducation ? Quand je vois qu’il n’y a que l’expérience qui compte en France et qu’il faut limite être omniscient quand on est jeune diplômé (ou avoir acheté un nom d’école et ses contacts), je ne vois pas en quoi je devrais faire un retour à l’éducation nationale. Il ne veulent même pas nous entendre quand on propose des solutions. Quand je regarde les VIE (Volontariat Internationale en Entreprise) par exemple, les expériences demandés sont quasi nulles car on est formé directement dans le pays d’accueil avec un salaire largement plus intéressant qu’en France…

    On vous a donné la sécurité sociale ? Si je prend ma feuille de paie, je vois que je suis prélevé pour guérir les autres, mais eux préfèrent mettre des commentaires négatif pendant leur arrêt maladie. L’argument associé du « aux US ils ont pas la sécurité sociale » => bizarrement ils survivent quand même et ils ont toujours un meilleur pouvoir d’achat que nous. Ce n’est pas parce que le système est différent que l’on doit le critiquer.

    Pour quoi on aurait pas le droit de partir à l’étranger ? Prenons l’exemple des USA qui tient à cœur la plupart des gens. Comme dit dans le dernier commentaire : personne n’investit dans la nouveauté en France alors qu’aux USA c’est tout le contraire. On trouve bien plus facilement les aides que l’on demande. Une demande d’aide en France c’est la croix, la bannière voire l’apocalypse quand on leur demande quelque chose qui sort un peu des sentiers battus. Les USA réussissent et c’est les seules qui remontent aussi rapidement après une crise. Nous on stagne et on s’enfonce (les chiffres sont là pour le prouver).

    Sinon j’ai une question car un truc m’a choqué dans un commentaire : les avantages du statut de JEI vont considérablement baisser, on passe de 8ans à 1an et demi ? Si c’est sérieux, demain je mets en rayon à carrefour. Je compte justement sur ce statut pour réussir à atteindre une activité pérenne.

    Je tenterai à 90% sûr l’aventure de l’entrepreneuriat : je commencerai en France et si j’ai vraiment aucune impression d’être aidé et si j’ai l’impression d’être mal vu car je pourrai créer de la richesse et des emplois, je partirai à San Francisco comme Jeremie. Le pire c’est qu’en France y’a du potentiel et de la demande, c’est sûrement ça le plus triste On ne part pas par égoïsme, on part par survie.

    Merci pour cet article.

    • Syvain

      Bonne chance pour votre expatriation aux US Aurélien.

      Pour le moment, vous voyez surtout les points négatifs de la France et les points positifs des US.
      Vous faire une expérience là-bas sera très formateur et vous permettra d’adopter une position plus nuancées (en profitant au passage de votre éducation Française gratuite, là où les mêmes études aux US vous auraient fortement endentées pour une bonne décennie, limitant ainsi vos possibilités d’investissement … but let’s ignore that mundane detail, shall we).

      « Les USA réussissent et c’est les seules qui remontent aussi rapidement après une crise. »
      Bien entendu, le fait que les US contrôlent la monnaie d’échange mondial n’y est pour rien et ce n’est pas non plus ça qui leur permet d’avoir une dette colossale.
      Le fait qu’après chaque récession US le chômage ne redescend jamais au niveau pré-crise, dans un pays sans protection sociale où l’économie dépend presque exclusivement de la consommation intérieure, n’aura bien entendu aucunes conséquences sur le lancement de nouveaux produits et services.

      • Bonjour Sylvain.

        Mon éducation n’a pas été gratuite mais ne représente pas autant qu’un américain moyen. Mais c’est une façon de vivre pour eux. Ils savent qu’ils vont avoir un emprunt à rembourser mais eux remboursent plus vite que nous grâce à des salaires plus élevés. Bref…

        Je ne vois pas que les aspects positifs, je vois que les aspects qui me concernent. Ça tombe bien que ces aspects soit positifs. Même raisonnement pour la France c’est pas moi qui ait instauré la taxation agressive et la mauvaise mentalité dans les moeurs françaises.

  • Je suis tout à fait (hélas) d’accord avec toi Bertrand,
    cf mon tweet:
    > Peut-on encore #entreprendre en France ? Plus aucun avantage a le faire … alors que les risques augmentent
    J’ai créé bluenove en 2008, et avec aujourd’hui 25 emplois créés en 4 ans … ce n’est certainement pas en France vu l’environnement que tu décris parfaitement que je prévois les prochains modèles et étapes de développement et de croissance pour ma société.
    Bien à toi
    Martin

  • jean

    article pessimiste, inintéressant, inutile qui véhicule lui même de la morosité.

    IL FAUT SE BATTRE COMME PARTOUT ET ARRETER DE SE PLAINDRE FRANCAIS.

    SORTEZ DE CHEZ VOUS, ALLEZ VOIR COMMENT CA SE PASSE AILLEURS. NOUS AVONS PLEIN D’AVANTAGES DANS CE PAYS.

    AYEZ DE L’AMBITION. VOYEZ GRAND ET INTERNATIONAL.

    POINT BARRE.

    C’EST CA L’ENTREPRENEURIAT. PRENDRE DU RECUL. SORTIR DES FRONTIERES PHYSIQUES ET PSYCHOLOGIQUES. GARDER LA TETE HAUTE;

  • Stephane

    Bonjour,
    Je me suis longuement posé la question de savoir si j’allais poster ce message ou pas…
    Ceci pour 3 raisons principales :
    Cela prend du temps de résumer presque une année et demie,
    Je ne peux que vous faire part « que » de mon expérience personnelle pour vous apporter ma modeste contribution terrain, de fondateur de start up, c’est un cas particulier et non général… j’espère ne pas être sur le cas général sinon il y a un vrai problème…
    Je ne souhaite pas décourager non plus involontairement un jeune entrepreneur par mon récit, ce n’est pas mon ambition, il faut croire en soi et en ses rêves.
    Je me décide suite au peu de retours de chefs d’entreprises, a poster pour « dire » les choses.
    Je suis porteur d’un projet numérique innovant sur lequel je travaille depuis Avril 2011, celui-ci met en place une technologie imbriquant, la téléphonie mobile, le web, le monde réel, un produit de communication dédié au marketing, web marketing et à la publicité.
    A l’époque, Je suis demandeur d’emploi, et j’ai bénéficié de l’ACCRE qui vous donne le droit des prestations que vous auriez touché normalement mais avec un déblocage anticipé…ni plus ni moins mais c’est hors sujet. (Situation voulue après 15 ans dans l’industrie, envie de changer de pâturage et un gout immodéré pour la liberté, l’autonomie, l’informatique et la gestion de projet)
    Je suis parti du postulat que l’innovation nous fera entrevoir le bout du tunnel et le bout d’une certaine crise, désindustrialisation, et j’en passe.
    L’innovation est le ciment des outils que nous utilisons chaque jour, sans innovation pas de progrès.
    Je vous présente le/les cas de figures qui ont été les miens :
    La question cruciale est de savoir « est ce que mon innovation va fonctionner ou pas ? » quand on se lance dans sur un secteur et un produit original.
    Dans l’incertitude la plus totale, j’ai choisi de verrouiller mon projet techniquement avant de monter mon entreprise, et en attendant j’opte pour le statut d’auto entrepreneur qui sur le papier est destiné à vérifier une idée avant la mise sur le marché. (Je ne le conseille pas pour être crédible auprès d’organismes.)
    2eme Question cruciale : vaut-il mieux monter une entreprise sans être sûr d’arriver à développer son innovation au risque d’un atterrissage plus qu’incertain ? Voir un crash pur et simple ? , ou vérifier le bienfondé technique de l’innovation puis monter ensuite sa boite sur des bases solides ? Afin d’assurer une pérennité ?
    Je vous accorde que : « no risques, no fun », mais la notion de risques calculés ne me parait pas dénuée de tout sens.
    J’ai choisi la deuxième voie me paraissant plus pragmatique (mais attention!!) je m’explique :
    3 mois de veille technologique pour s’assurer que l’idée n’est pas redondante et/ou déjà exploitée, que le marché a de la place pour m’accueillir.
    Et là, je me lance ! 3 mois d’études supplémentaires d’avant-projet afin de de monter l’architecture du projet et de lever les indéterminations techniques majeures pour préparer le terrain, c’est une jolie période, je dépose une enveloppe Soleau pour assurer l’antériorité de l’idée et du concept après le pré développement du code informatique, pour préparer un prototype.
    Je décide ensuite de me rendre au salon régional « pour créations et reprises d’entreprises », là je fais le tour des stands afin de dénicher des organismes prêt à me suivre ou m’expliquer les étapes à suivre afin de suivre méthodiquement les étapes éventuelles. J’ai cru bon d’emmener mon prototype pour démonstration, ainsi que des maquettes. Mais cela n’as servi à rien.
    Là, on me prend pour un doux dingue, on m’explique de l’auto-entreprenariat est : je cite : »plutôt adapté aux tondeurs de pelouses ». Je vous passe les perles… bref on me challenge, me donnes des conseils, me donne des leçons, m’explique des procédures interminables.
    Je finis par me dire que si je respecte ce planning, mon innovation va arriver sur le marché après la bataille.
    On me propose de l’aide en masse pour mon BP, sur l’administratif etc, déjà réalisé… mais rien de plus, échanges de cartes etc.
    J’ai reçu 3 coups de fils de relance post salons sur 30 stands visités.
    Ma structure est de type start up et les premiers arrivés sont les premiers servit sur le domaine très libre du net. (Dixit un célèbre entrepreneur d’un non moins célèbre réseau social) autant dire que la rapidité est un des facteurs de succès.
    Il en ressort un rendez-vous avec L’INPI, OSEO, le Réseau Entreprendre, 2 entretiens avec des incubateurs, et la CCI.
    Je re-chemine entre temps mon business plan et je fais réaliser un pré-audit de d’innovation, par l’INPI histoire d’avoir un verrouillage technique et technologique que je considère comme juge de paix.
    Je commence par le pré audit INPI, la CCI et le réseau entreprendre.
    Le pré audit se termine, mon produit et la solution technique apportée peuvent être brevetés, une très bonne nouvelle ! il y a bien une problématique et j’apporte une solution innovante a cette problématique.
    (Je fais une parenthèse sur le brevet qui coûte 300€… dans le cas où on le rédige soit même) c’est un document d’une extrême importance dans le cadre d’innovations et le rédiger soit même est très gros risque autant laisser le soin de le faire à des spécialistes). Prévoyez 8 à 10 k€ pour un dépôt et une belle notice technique afin de regrouper votre concept (l’exercice est assez sympa)
    Je prends contact avec Entreprendre, présente mon business plan, l’innovation et là je rencontre suivant la procédure :
    2 chefs d’entreprises à qui je présente le projet. Conclusion: projet super, Monsieur, ne traînez pas…
    Coté structure Entreprendre, ils sont passés à côté du projet et du business model. Plus habitués à des entreprises de typologies que je qualifierai de « classiques ».
    Sauf que : pas d’entreprise donc pas d’aide, je commence à me demander si la voie du pragmatisme est vraiment un bon choix ?
    Bref, Je n’ai pas d’entreprise, je suis en plein développement et les défis techniques sont de tailles, je ne peux me permettre de créer une structure de suite au risque de la mettre en péril. Je dois investir dans du matériel…ou me lancer à corps perdu dans la tonte de pelouse…
    Je décide de monter une équipe avec 2 étudiants en contrat partenariat école entreprise pour maximiser mes chances de réussite et mon développement jusqu’en Décembre 2011.
    2012: Nouvelle année nouvelle espérances : le brevet est prêt, le dépôt est réalisé, les ressources sont tendues, mais je fini par le déposer mon premier brevet à titre personnel.
    Coté aide ? On me conseille pour l’administratif, on m’accompagne sur des points ou je n’ai pas besoin d’accompagnement, en d’autres mots on m’amuse.
    J’entends : « ah vous savez il n’y a pas de budget… » « On fait avec ce que l’on a » « il faudrait aller voir Microsoft ! « Ah bon ? Il faut aller voir les Américains pour monter une boite Française ? » On est sérieux ou pas ?
    J’ai besoin d’une vraie aide, d’une prise de risque, d’un investissement de confiance, d’un banco !! On investit sur votre technologie! Mais rien.
    La CCI, me propose le réseau France initiative pour lever 8K€ (une blague) avec un Re re BP.
    Coté Entreprendre, mon dossier repart dans les mains de 2 nouveaux chefs d’entreprises d’une région voisine, pour ré examiner mon dossier déjà mis dans les tiroirs de la structure grâce à l’insistance des 2 chefs d’entreprises du premier entretien.
    Re entretien, même conclusion… ça rassure toujours, Monsieur, ne traînez pas, j’entends même au détour d’une phrase un président, industriel, me dire : « c’est visionnaire ! ».
    Je suis d’ailleurs toujours en contact avec ces professionnels, qui prennent des nouvelles par mail, et qui ont compris les enjeux et le marché sur lequel je travaille.
    Février 2012, Je décide de prendre contact avec OSEO et en 10 minutes, j’entends parler du « Concours national 2012 d’innovation du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur » catégorie création développement, on me demande de le préparer, et me dis on verra ce que l’on peut faire ensuite pour vous aider après les résultats.
    Je le prépare, 1 mois et demi de travail, je le présente devant 2 nouveaux chefs d’entreprises, qui donnent leur accord pour la phase 3 devant le cabinet E&Y pour l’audit financier, mais qui au dernier moment me conseillent de redescendre de catégorie au risque de me faire refouler sur un critère éliminatoire, lié au proof of concept. Sage décision.
    Conclusion : manque de proof of concept, je décide donc de demander à redescendre de catégorie et partir en catégorie émergence.
    Pas de nouvelles avant Juin 2012. Retoqué, le jury est seul maitre à bord aucun retour sur info sur les failles de mon projet. Bref,
    Toujours pas d’entreprise donc toujours pas d’aides. La tondeuse me tend les bras mais je tiens bon ;)
    Parallèlement le réseau Entreprendre bouge également même conclusion. Manque de proof of concept, je n’ai de cesse d’expliquer que dans un projet informatique tout sort de terre en même temps, mais rien n’y fait. Retoqué.
    Toujours pas d’entreprise donc toujours, toujours PAS d’aides.
    En résumé, beaucoup de démarches pour un résultat assez décevant,
    Je suis motivé, j’y crois, je ne lâche rien – je fini en désespoir de cause par prendre mon bâton de pèlerin, et partir vendre mon projet moi-même à des industriels, qui m’épaulent personnellement OUI vous lisez bien à titre PERSONNEL en « Love Money », le temps que je termine mon développement technique et que j’apporte Ze famous « proof of concept ».
    Je n’ai plus de nouvelles d’aucun des organismes précités. Je travaille comme un labo indépendant.
    Oublions le banquier de suite, je ne l’intéresse pas, enfin pas pour le moment…il sera en revanche peut être ravi de m’accueillir quand tout sera fait et qu’il n’y aura plus aucun risque à prendre, il préfèrera cependant aider un pizzaiolo en cas de problème il revendra le four à pizza et le fonds de commerce pour éponger les dettes éventuelles. Je précise que c’est un exemple j’adore les pizzas et les pizzaïolos)
    Aujourd’hui nous sommes 3 personnes à temps pleins sur le projet supporté par des donneurs privés, les fameux « ne traînez pas ».
    Les autres sont perdu dans un système archaïque ou seul la normalisation règne, vous leur parlez : initiation d’une démarche, ils vous répondent certification de démarche.
    Comment certifier une démarche sans l’initier ? Et surtout sans aides.
    Comment apporter la preuve d’un concept ? Comment ?
    J’aimerai bien offrir à mon produit, une étude de marché, une validation des futurs clients
    Réaliser un investissement technique mais comment ?
    Des choix à faire puisque vos moyens sans aide sont très limités, le serpent se mord la queue.
    Ils s’attendent les uns les autres, bref aucune prise de risque, cette inaction relève surtout d’un gros que dis-je ENORME problème de confiance par rapport aux entrepreneurs sur des projets dématérialisés parce qu’ils ont tout simplement peur du risque (l’inconnu fait peur, comme le changement d’ailleurs).
    Les ventures, vous demandent 10 à 15 fois la mise à moyen termes et n’investissement que sur du ready to cash, le ticket étant de 150k€ avec la prise de part en conséquence, j’aimerai bien mais techniquement je ne suis pas encore tout à fait prêt pour y accéder.
    A mon sens, je peux me tromper mais le système d’aide à l’innovation est viable en France pour des groupes et/ou des entreprises ou groupes déjà existants voulant réaliser de l’innovation, c’est plus difficile pour une Start up sans investissement matériels (le matériel informatique & soft n’est de loin pas le premier poste de débit, mais la masse salariale oui)
    Je ne m’attarderai pas sur le CIR et le statut JEI délivré par OSEO, étant donné que les portes me sont pour le moment fermées NDLR même avec un brevet d’innovation qui n’est « qu’un gage de qualité… »
    En conclusion, je dirai que « RIEN » n’est impossible, la preuve, je suis encore en vie, mais le chemin n’est pas de tout repos, il faut avoir les épaules solides, de la motivation à toute épreuve, une bonne ressource énergétique, de la suite dans les idées et des plans B et C (voir D) et savoir s’entourer.
    Jusqu’au boutiste
    J’ai trouvé moi-même des clients et mon financement privé, pour commencer une phase post développement que je qualifierai de « beta » pour prouver, éprouver et approuver mon concept.
    Une commande client est potentiellement dans les tuyaux ! Nous sommes toujours 3 personnes.
    Tout est bien qui va peut-être finir bien finalement ? Sans aides ? Who know ? Affaire à suivre.

    Je vous conseille cet excellent article qui résume la situation bien mieux que je ne saurais le faire ;)
    http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/51587/la-chaine-de-financement-de-l-innovation-n-est-pas-prete-a-generer-un-facebook-francais.shtml

    Très Cordialement
    Stéphane

    • Bertrand BIGAY

      Merci Stéphane pour ce témoignage. Il aurait été dommage que tu ne le partages pas, car je pense que c’est un bel exemple de la persévérance dont il faut faire preuve quand on se lance dans l’innovation en étant « petit ». Mais je suis persuadé d’une chose dans ce domaine : « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Alors bravo !

      • Stephane

        Merci Bertrand, votre blog et les articles qui y figurent sont très pertinents et soulèvent des questions fondamentales bravo également !!
        c’est une ressource informative importante .Cordialement Stéphane.

      • Bertrand BIGAY

        Merci. A lire aussi l’excellent papier de Patrick Robin, « Ne dites pas à ma mère que j’étais un entrepreneur de gauche ».

  • Blom

    Venus des Pays-Bas pour entreprendre en France et poursuivre une rêve que nous avions eu depuis longtemps, nous étions déçu de comprendre que la France est autant fermé comme pays et comme nation. C’est tellement dommage! D’être ‘fermé’ comme ça n’aidera pas à développer l’économie, il faut vraiment qu’on partage et travaille ensemble.
    Avec tous les réseaux sociaux il est tellement facile de partager en international.

    Vue le climat d’entreprendre aux Pays-Bas, c’est temptant de retourner là-bas, pour trouver plus de gens enthusiasts autour de nous sur le façon de l’entreprendre, partager des idées, travailler (vraiment) ensemble et surmonter les frontières…Pendant cette crise, ce n’est pas étonnant que les Pays-Bas vont déjà une toute petite croissance de 0,1%. Parce que les néerlandais regardent toujours devant, et pas en arrière, et ils encouragent l’entreprendre…

    Pourtant, je reste encore ici en France, parce que j’aime tellement l’esprit français et j’ai eu la chance d’avoir rencontré un vrai (business) angel (pas en argent, mais en conseil) et je lis des blogs comme ceci et du Patrick Robin.
    Merci!

  • r_leriche

    Après tout ce sujet il ne me vient que des questions.
    Le développement de l’économie est-il seulement lié à l’industrialisation?
    N’arrivons-nous pas à la fin de l’ère industrielle?
    Si oui y-a-t-il un mal à ça, n’avons nous pas du un jour quitter l’age de pierre???

  • Yazid B.

    messieurs,
    j’ai lu avec attention les interventions des uns et des autres sur l’intelligence d’investir et/ d’entreprendre actuellement en France.
    le constat est poignant, pour une personne qui voudrait se lancer dans l’aventure, alors que la démonstration de ne pas s y aventurer est là.
    je pense, que les évolutions, sociales et technologiques ont entrainées la république à opposer des résistances à la mutation inévitable des institutions, actuellement inadaptées voire inappropriées au modèle sociale auquel nous aspirons.
    de ce qui est de la crise de la dette, nous savons tous que l’effort demandé restera éternellement illusoire devant l’ampleur des celle-ci. je dirai même que les appareils politiques qui s’alternent aux commandes savent qu’ils ne rembourseront jamais cette dette.
    50milliards d’intérêts! l’effort qu’on nous demande et le maintien en place des intérêts et conforts des Professionnels de la Politique qui manipulent bien l’étau.
    je renonce au projet de monter l’entreprise.

  • Lionel,
    je me suis aperçu de l’erreur que après l’avoir validé. j’ai un rajouté un 0 de trop.
    Sinon autre chose à dire ?

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