Peut-on encore entreprendre en France ?

Après la revente de LCM en décembre dernier, je m’étais donné du temps pour mener quelques projets personnels et réfléchir sereinement à mes prochains challenges professionnels. Je souhaitais également voir comment évoluaient la crise de la dette européenne et les échéances électorales en France.

Après quelques mois, la question que je me pose n’est plus seulement de savoir quels seraient les meilleurs secteurs pour lancer un nouveau projet, mais, plus fondamentalement, s’il est encore possible d’entreprendre en France.

Précisons que je ne parle pas ici de l’entrepreneur individuel qui souhaite avant tout créer sa propre activité et gagner ainsi sa vie : c’est un projet tout à fait respectable et raisonnable. Je parle de celui qui envisage de créer une entreprise pour en faire rapidement une entreprise de plus 20 salariés.

Dernière précision utile avant de développer mon propos : le format nécessairement court de cet article rend difficile les nuances. Je sais que certains propos peuvent paraître un peu caricaturaux, mon objectif étant avant tout de contibuer au débat sur la difficulté d’entreprendre en France au moment où le nouveau gouvernement doit passer des paroles aux actes. Vous aurez certainement à coeur dans vos commentaires d’apporter les compléments / nuances / démentis qui s’imposent !

Tout est contre les entrepreneurs

Un pays en déclin, sans croissance

D’abord, de façon macroéconomique, la France est un pays en déclin. En n’osant pas s’attaquer aux vrais sujets (flexibilité du travail, compétitivité), les dirigeants politiques nous ont conduit dans une impasse. La consommation à crédit est un modèle dépassé, et la démographie du pays est telle que la croissance doit s’appuyer sur l’exportation. Mais avec un euro trop fort, un coût du travail trop élevé, des entreprises de taille intermédiaire trop fragiles, la France est mal armée pour exporter et le commerce extérieur se dégrade mois après mois.

Quel impact pour l’entrepreneur ? Entreprendre dans un pays en déclin, c’est comme nager à contre-courant. Pour construire une entreprise, l’entrepreneur doit pouvoir s’appuyer sur une base locale forte, ce qui est évidemment plus  difficile quand le pays est en crise. Entreprendre en France aujourd’hui, c’est donc comme nager à contre-courant dans la Manche en pleine tempête !

Compétitivité en berne et code du travail pénalisant

Faute de pouvoir surfer sur la croissance du pays, l’entrepreneur pourrait espérer que les règles fixées par le pays pour qu’il exerce son activité soit encourageantes. Mais malheureusement, l’environnement juridique, social et fiscal est lui aussi hostile. Passons rapidement sur le coût du travail exorbitant. Rappelons simplement que pour qu’un salarié touche 2000€ en net à la fin du mois, l’entreprise paye le double. Les salariés ne touchent pas assez, mais les entreprises payent trop. Parce que la protection sociale pèse sur le travail.

Côté juridique, le Code du Travail est la hantise de l’entrepreneur dont la société grandit. Aujourd’hui, l’entreprise a besoin d’être agile, de pouvoir s’adapter. Mais le Code du Travail est un étau qui se resserre peu à peu sur l’entrepreneur dont l’entreprise se  développe. Au passage de 50 salariés, c’est carrément une vingtaine de nouvelles obligations qui lui tombent sur la tête ! Mais le pire pour moi, c’est la situation en cas de difficultés de l’entreprise : adapter les effectifs est un véritable parcours du combattant. Engager des licenciements économiques est une procédure longue, très technique, qui coûtera au minimum 10 000 € d’avocats, prendra au minimum 4 mois, et de toute façon se finira aux Prud’hommes. Et dans 90% des cas, les tribunaux des Prud’hommes estimeront qu’il n’est pas certain que la situation économique de l’entreprise ait justifié des licenciements. C’est pour moi le pire, car c’est ce qui mène beaucoup d’entreprises au dépôt de bilan, faute pour le dirigeant d’avoir engagé les économies nécessaires quand il avait encore de l’argent pour les financer.

Un pays qui n’aime pas les entrepreneurs

Le pays est en déclin, l’environnement juridique, fiscal et social est hostile. Reste alors la perception que les français peuvent avoir des entrepreneurs. Malheureusement, il n’y a rien à espérer de ce côté-là non plus.

En France, un bon entrepreneur est un entrepreneur mort. Je veux dire que tant que son entreprise reste petite, qu’il ne se rémunère pas ou peu, l’entrepreneur est toléré. C’est juste un mec bizarre qui a suivi une voie étrange en n’étant pas fonctionnaire. Mais qu’il se mette à réussir, que son entreprise grandisse, et il deviendra vite un méchant patron.

Tout le discours politique actuel va dans ce sens. On entend chaque jour parler de telle ou telle nouvelle taxe, qui « ne touchera pas les TPE ». Le message est clair : «entrepreneurs, votre entreprise doit rester petite ». Et même, au-delà du discours, il est faux de dire que les TPE sont épargnées : elles subissent de plein fouet le coup du pouce au SMIC, qui va générer 15 000 chômeurs de plus, elles sont touchées par la hausse des cotisations retraites pour financer la promesse de la retraite à 60 ans, elles voient s’envoler la baisse de charges prévues avec la TVA sociale, etc…

La démagogie de l’imposition à 75% de François Hollande est là aussi un véritable message de guerre à l’attention des entrepreneurs. Bien entendu, le niveau de salaire concerné exclut la quasi-totalité des entrepreneurs, sauf éventuellement au moment de la cession de leur entreprise. A ce propos, attendons de voir ce que nous réserve le gouvernement : face au tollé que cette annonce avait provoqué chez les entrepreneurs, on nous avait expliqué que le montant de la cession ne serait pas soumis aux 75%, puis simplement qu’il serait lissé sur quelques années… Combien ?

Mais si la massue des 75% épargne les entrepreneurs, c’est le message qui est dramatique : « on n’aime pas le succès ». François Hollande avait déjà dit qu’il n’aimait pas les riches (ceux qui gagnent plus de 4000€ par mois avait-il précisé). Maintenant, il nous dit qu’il n’aime simplement pas ceux qui réussissent.

Les financements en fonds propres menacés

Depuis quelques années, de nombreuses start-ups ont pu bénéficier de fonds propres pour se développer, grâce à des investisseurs particuliers, les Business Angels. Ceci pendant que les fonds de capital risque investissaient de moins en moins. Même si certains business angels, dont je fais partie, investissent plus que les montants qu’ils peuvent défiscaliser, il faut reconnaitre que pour une grande part, la défiscalisation est importante.

Le précédent gouvernement a déjà réduit le plafond de défiscalisation de l’investissement dans les PME autorisé, qui est maintenant de 22% pour l’impôts sur le revenu et 50% pour l’ISF. Le nouveau gouvernement prévoirait maintenant de réduire à 25% la réduction d’ISF pour investissement dans les PME. Compte tenu du taux d’échec des entreprises financées, il y a fort à parier qu’avec une réduction aussi faible, grand nombre d’investisseurs préféreront payer leur ISF et cesseront d’investir dans les PME. Cela pourrait avoir un effet dévastateur sur les clubs de business angels : qu’ils perdent la moitié de leurs membres et ils n’auront plus la taille critique pour regrouper suffisamment de membres autour d’un projet à financer. C’est tout l’écosystème de France Angels, qui a mis si longtemps à se construire, qui disparaîtra.

Au delà des business angels, il existe quelques fonds d’entrepreneurs « super business angels », (principalement Jaïna Capital de Marc Simoncini, Kima Venture de Xavier Niel, et Isaï mené par Pierre Kosciusko-Morizet et plusieurs entrepreneurs d’Internet) qui jouent le rôle de locomotive et permettent également d’assurer des seconds tours de table après les business angels. Je ne vois pas comment ces entrepreneurs pourront continuer à investir dans l’économie française avec l’environnement fiscal que le gouvernement nous annonce. D’ailleurs, Marc Simoncini a clairement exprimé les difficultés qu’il rencontrait, en dépit de toute la bonne volonté dont il fait preuve. Je suis convaincu que le jour où Marc Simoncini, qui est un véritable modèle pour grand nombre d’entrepreneurs, jettera l’éponge, l’impact sur l’esprit d’entreprise en France sera énorme.

 

Et pourtant …

Nous arrivons à la partie de l’article dans laquelle je dois dire que « non, finalement, on peut entreprendre en France, et que tout ça n’est pas si grave ».

C’est la partie de l’article où je devrais dire cela…  Mais franchement, j’ai beau chercher des arguments, je ne trouve pas. Si vous en avez, je suis preneur !

Le seul argument éventuellement consiste à dire que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». En effet, celui qui résiste à ce qui précède est probablement bien armé pour développer son entreprise, à l’export notamment. Le fait que Cityvox soit née au coeur de l’explosion de la bulle Internet n’est probablement pas étranger au succès qui a suivi. Mais franchement, c’est un peu court comme argument !

Ce que je sais dire, compte tenu de ce qui précède, c’est quelles sont les conditions pour réussir si l’on est vraiment contraint de rester en France. Ce sont des sujets que je développerai dans un autre article.

62 réponses
« Anciens commentaires
  1. Ana says:

    Bonjour

    J’ai 28 ans, avec mon compagnon entrepreneur depuis jeune nous sommes revenus d’expat il y a 3 ans et une entreprise ouverte depuis 2 ans, je suis TOTALEMENT d’accord avec Monsieur N , je suis simplement dégoutée de mon pays je ne souhaite qu’une chose c’est vendre
    et aller voir ailleurs , nous travaillons depuis 1 an (deuxième bilan) 7/7 jusqu’a pas d’heure, nous travaillons dur et touchons meme pas 1%
    de notre CA qui est conséquent pour une deuxième année, on garde la tete hors de l’eau mais seulement grâce a notre travail acharné
    et notre motivation/ambition !
    C’est déprimant de voir tout les jours des taxes apparaître sur nos factures , je ne parle pas de la TVA a l’importation, et des aides qui n’existent pas, nous avonseu un peu de chance notre banquier nous prête 16 000 euros mais hors de question que ce soit pour la trésorerie il s’agit d’un prêt pour des travaux !
    Pas d’ancre, pas d’investisseur, ni banque ect NADA , par contre les impôts ne nous oublient pas et la deuxième année ça fait MAL .

    Je déconseille aux entrepreneurs ambitieux de s’établir en France sérieusement, faut être fou ou inconscient , ont la était ont s’en mord les doigts. Nous restons tout de meme positifs et nous disons que nous aurons appris des choses, gestions d’une entreprise, administratif, compta relation client SAV ect …
    Mais au niveau des gains rien on ne peut meme pas se permettre un salaire aujourd’hui .
    Ca pousse juste a contourner les lois franchement ou partir vite.

    Merci pour ce post, je me sent moins seule et ça confirme se que je pensait et mes projets futurs.

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  2. N says:

    Bonjour
    j’ai 54 ans, et je suis entrepreneur depuis 20 ans, et je vis la TPE depuis 35 ans, en tant qu’entrepreneur je fuis la sinistrose et le défaitisme, mais en tant qu’entrepreneur réaliste, il faut être complètement dingue pour monter sa boîte dans ce pays.
    OSEO c’est bien, mais les interlocuteurs sont à LA DEFENSE, votre gestionnaire à MAISON ALFORT, et les factures à CAEN…., un ministre des finances qui vous parle du CICE, et qui je pense ne sait même pas de quoi il parle, juste pour faire un effet de manche médiatique, car l’image est plus importante que la vraie vie pour nos gouvernants. Ensuite, avez vous déjà demandé un crédit impôt recherche, ou juste une aide de l’état, je vous le dis, si vous avez la moindre faille dans votre compta, sachez que le contrôle fiscal pour récupérer l’argent qu ils vous ont prêté n’est jamais loin…
    Croyez vous qu’une banque va vous prêter, ou seulement vous accorder une simple facilité de caisse ne serait-ce que de 500 € si vous n’avez pas fourni votre premier bilan (déjà 1 an) BENEFICIAIRE bien entendu.
    Même si j’ai rencontré des fonctionnaires de bonne volonté, qui eux même ne comprenait pas ce qui se passait en haut de leur hiérarchie, sachez Messieurs les entrepreneur que vous êtes seul, complètement seul, que vous ne pouvez compter que sur vous même, parce que si vous n’avez pas intégré cette notion FONDAMENTALE, n’entreprenez pas.
    Les meilleurs conseils ce sont les entrepreneurs qui vivent leur entreprises qui vous les donneront, et la solidarité entre fournisseurs et clients, (crédit fournisseurs et encore…. avec les assureurs crédit) pas les grosses multinationales, mais les entreprises à taille humaine.
    Et si vous êtes exemplaire et crédibles auprès de vos salariés, vous pouvez compter sur eux également.
    Ne cherchez pas la fortune dans ce pays, sinon au LOTO, car l’innovation, le courage et l’audace ne suffise pas.
    si je vous parle comme cela, c’est que je vois également ce qui se passe autour de notre nombril français.
    les USA vous parle de COCA – MICROSOFT – APPLE etc.., mais ils chérissent leurs petites entreprises.
    En ALLEMAGNE, en ANGLETERRE, et partout ailleurs on mets en avant ses fleurons, mais ont chérit les petites entreprises.
    en FRANCE on vous parle du CAC 40, et ont chérit le CAC 40.,
    On crée 1000 emploi subventionnés à valencienne, 500 emploi également subventionnés à petaouchnoc, à grand renfort d’articles dans les médias pour un énorme bénéfice politique pour l’élu du moment, mais on oublie qu’on a détruit 2 modestes emplois chez des milliers d’artisans et TPE et PME, on fait les comptes????
    Et tout cela n’est pas prêt de changer.
    Je suis dans un métier à faible marge, mais avec des compagnons professionnels qu’on ne payent pas au SMIC, autrement je ferais de la restauration rapide ou de la grande distribution. on veux tirer les salaires par le bas, cela est de la pure démagogie, car les employés qualifies comme le savoir faire des entreprises va disparaître, pour le plus grand profits des multinationales qui ne payent pas leurs impôts en France. On veux créer des emploi à tout prix (encore de l’image pour l’inversion de la courbe ratée) au détriment des revenus des familles, et à la destruction de leur pouvoir d’achat.
    la dégressivité des charges doit se faire par le haut et non par le bas, les lois débiles (50 salariés) imposées par des syndicats non représentatifs tout aussi débile et déconnecté des réalités pénalisent le développement donc l’embauche.
    Les entrepreneurs sont paralysés devant ce code du travail archaïque, les normes qui changent tous les jours, et leur interprétations à géométrie variable.
    L’administration ou il manque toujours un documents, ou une virgule mal placée….
    La FRANCE pour moi est le plus beau pays du monde….. pour le tourisme.

    à bientôt

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  3. Gérard Crébier says:

    Tous les commentaires se croisent, et arrivent au même constat.
    Même avec une bonne idée, et à moins d’être un génie, il est très difficile, voire impossible de faire décoller une TPE aujourd’hui, de créer des richesses et de l’emploi stable en France.
    Nos élites politiques, doublée de la haute administration se sont emparés du pouvoir politique et économique. Les banquiers se sont désengagés, les investisseurs se sont retirés, seul reste la B.P.I., dirigée par les politiques et la haute fonction publique. En somme si vous voulez développer une entreprise et que vous ne faite pas partie du microcosme, aucune chance. Comment appelle t’on un régime ou tout le pouvoir est concentré ? Par sa situation géographique centrale, notre pays devrait être le dragon de l’Europe, nous avions tout pour réussir, et nous sommes les derniers de la classe ? Chercher l’erreur !
    Endettement exorbitant, commerce extérieur le trou se creuse, chômage, malheur, éducation à la dérive, et pire le découragement de nos jeunes qui partent vers d’autres horizon pour faire leur vie. Ce ne sont pas nos dirigeants et hauts fonctionnaires, qui vont scier la branche sur laquelle ils sont bien assis ? Qui alors ?
    Bonne chance aux entrepreneurs.

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  4. David Body says:

    Bonjour,
    Juste un petit mot pour dire qu’on peut parfaitement créer une entreprise en France si on a une idée innovante… Car la France est un formidable marché !
    Toutes les difficultés exprimées (parfois exagérées… Il y a moyen de vendre son entreprise sans payer beaucoup d’impôts !) existent mais n’empêcheront jamais des jeunes de « faire fortune » dans un pays très bien doté (compétence des salariés, qualité des réseaux, amortisseurs sociaux, aides financières et conseils, etc…).
    Si vous avez une bonne idée ou un bon produit, vous pourrez le vendre en France… Et c’est le principal à mon sens.

    Répondre
  5. Franck says:

    Bonjour à toutes et tous,
    Dans ce contexte macro-économique Français en déclin, un « modèle » sociale en faillite et un pays en crise d’autorité à tous les niveaux.
    Quelle perspective d’amélioration à court terme pouvons nous espérer ? Réponse : Aucune.
    Même une hypothétique prise de conscience générale immédiate, en faveur de l’entreprise, ne sera jamais bénéfique à l’échelle d’une génération.
    J’ai 34 ans, après avoir réussi la revente d’une première affaire dans l’industrie.
    Je recherche depuis 3 ans, un secteur dans lequel investir, Fonds Propres environ 1,5 M€.
    Résultat de mes recherches après 3 études de marché « sérieuses », aucun secteur d’activité en France ne présente d’intérêt réel.
    Besoin de salariés = Tribunal des Prud’hommes à terme, car aucune flexibilité.
    Besoin d’un emplacement en ZI = Environ 10 services de l’état, aux avis divergents (DDT, SDIS, DREAL…)
    Sans compter l’instabilité fiscale qui ne permet pas d’établir un prévisionnel digne de ce nom.
    La réelle jalousie (dissimulée) d’un certain nombre de fonctionnaires qui feront tout pour vous faire échouer.
    Et enfin, les dirigeants du pays qui insultent leurs compatriotes de « racistes », la coupe est pleine.
    Donc oui, il y a 3 ans, je voyais l’exil comme un échec, aujourd’hui comme une solution.

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  6. Yazid B. says:

    messieurs,
    j’ai lu avec attention les interventions des uns et des autres sur l’intelligence d’investir et/ d’entreprendre actuellement en France.
    le constat est poignant, pour une personne qui voudrait se lancer dans l’aventure, alors que la démonstration de ne pas s y aventurer est là.
    je pense, que les évolutions, sociales et technologiques ont entrainées la république à opposer des résistances à la mutation inévitable des institutions, actuellement inadaptées voire inappropriées au modèle sociale auquel nous aspirons.
    de ce qui est de la crise de la dette, nous savons tous que l’effort demandé restera éternellement illusoire devant l’ampleur des celle-ci. je dirai même que les appareils politiques qui s’alternent aux commandes savent qu’ils ne rembourseront jamais cette dette.
    50milliards d’intérêts! l’effort qu’on nous demande et le maintien en place des intérêts et conforts des Professionnels de la Politique qui manipulent bien l’étau.
    je renonce au projet de monter l’entreprise.

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